L’année 2017 n’a pas été à la hauteur des espérances des viticulteurs bordelais. En effet, le temps plus que capricieux n’a pas aidé au développement des vignes. Bien au contraire, 5 jours de gelées courant avril ont suffit à détruire considérablement des vignobles, parfois presque intégralement. Dans le bordelais, on dénombre 80% de dégâts sur l’ensemble du territoire, dont 96 communes qui ont des pertes estimées à plus de 80%.

 

Des épisodes de gel dramatiques pour les vignes

Le bordelais n’est pas le seul domaine touché, en effet, le Jura, l’Alsace ou encore la Charente ont souffert de ces épisodes de gel. Selon le CIVB, les prévisions de récolte sont en deçà de 40% par rapport à l’année dernière, ce qui va se traduire par une hausse des prix du vin, pour compenser la quantité par la qualité.

Le 4 Août dernier, le ministre de l’Agriculture Stéphane TRAVERT s’est rendu au cœur des vignobles bordelais afin de constater l’ampleur des dégâts dûs aux conditions météorologiques peu favorables, aussi bien à cause du froid que des épisodes de sécheresse constatés durant le mois de Juillet. Il a rapidement souhaité trouver des solutions pour agir en faveur des viticulteurs, qui sont les premiers touchés par la perte des vignes, notamment en aidant financièrement les victimes (assurance, emprunts), tout en étant plus flexible compte tenu du caractère imprévisible de leur activité.

Cependant, tous les territoires au sein du pays n’ont pas été touchés, à l’instar de la région Champagne ou de la Bourgogne, comme le Val de Loire où la récolte a été supérieure par rapport à l’année précédente, avec des augmentations allant de +5 à +14%.

Une récolte exceptionnellement faible à prévoir

Le Vignoble bordelais est connu mondialement, produisant les meilleurs vins, principalement rouges, et la baisse de sa production risque de décevoir grandement les consommateurs friands de Cheval Blanc, entre autres… Il est vrai que ce secteur est totalement dépendant du temps, et malgré les efforts déployés pour venir en aide aux exploitations lors des gelées, comme l’envoi d’hélicoptères pour réchauffer l’air au-dessus des domaines – 1500€ pour 10 hectares – , tous les viticulteurs n’ont pu y remédier et ont vu leurs vignes se ternir et geler. Et même si l’offre baisse, la demande, quant à elle ne prévoit pas de faiblir, certains domaines ayant même ouvert leurs portes à de grands chefs pour y installer un restaurant… afin d’y consommer du vin directement au cœur de sa production.

Audrey Kozaczka – Bordeaux Business

 

Sources :

 

Vitisphere

La Revue du Vin