MontBlanc
0
Aucun produit dans le panier.

PORTRAITS D'ENTREPRENEURS

BENOÎT DUTEIL, BUSKING, ENTREPRENDRE EN RYTHME

23 novembre 2017, Auteur : Bordeaux Business

L’entrepreneuriat est un chemin de vie. En tout cas, c’est ainsi que Benoît Duteil le conçoit : implication, travail acharné, passion et persévérance. Après une enfance passée sur les terres de Bergerac, Benoît Duteil se lance dans un BTS Métiers de l’Eau, à Dax, qu’il complète avec une formation en Electrotechnique et Automatismes industriels. Il est rapidement identifié par la Lyonnaise des Eaux, et prend en charge la maintenance des Caves de Saint-Emilion, un ensemble complexe techniquement et très prenant professionnellement.  Riche d’une expertise reconnue dans le process des effluents industriels, sa carrière le porte ensuite dans le Sud-Est de la France, et notamment à Marseille, où il rejoint le groupe BWT France.

De l’expertise technique à l’entrepreneuriat, un challenge relevé

En 2006, fort de ces expériences au contact client, Benoît DUTEIL fait le pari de monter sa propre structure. KALITEO était né. Peu à peu, avec ce nouveau métier de chef d’entreprise, Benoît s’attache à disposer d’une bonne vision de entrepreneuriat, avec une gestion mesurée permettant à l’entreprise de ravir des marchés aux grands groupes concurrents, grâce à une implication, une réactivé et une qualité de service incomparable. Autant de défis qui le motivent et permettent à Kalitéo de prendre son envol peu à peu. Au fil du temps, les projets confiés deviennent de plus en plus complexes techniquement, une belle reconnaissance de ses efforts. Petit à petit, il étend son marché hors de la région Provence Alpes Côte d’Azur, vers le Languedoc Roussillon, la région Rhône Alpes et se lance même à l’export, un marché plus intéressant, en phase avec son tempérament. Très prochainement, une expansion vers les Etats-Unis verra le jour.

L’appel du cœur au sein de la région bordelaise

En 2009, après de nouvelles analyses de marché, Benoît prend conscience d’un potentiel économique sur la région bordelaise. Entre 2012 et 2014, il constate que le recrutement est de plus en plus difficile en France, et son entreprise connaît une légère baisse en rentabilité. Il remet alors en question  et restructure complètement son entreprise, qu’il avait pensée sur le modèle des grands groupes. Avec une gestion sur-mesure et raisonnée,  Benoît se concentre sur l’aspect technique et la stratégie commerciale.

Un réseau de franchises KALITEO devrait voir le jour d’ici le premier semestre 2018. L’objectif est de pouvoir couvrir le territoire avec un minimum de dix antennes, afin d’avoir une réactivité sur le terrain qui soit plus importante. Ainsi, il veut allier l’expertise commerciale qu’ont déjà les agents sur place à la marque Kalitéo et l’expertise du métier de l’eau. Cela correspond en effet à ce qui l’avait poussé à ouvrir sa propre entreprise : garantir une image de marque axée sur la qualité et la réactivité, tout autant que sur l’expertise technique, quitte à refuser certains chantiers en cas de surcroît d’activité, afin de toujours maintenir le niveau maximum de satisfaction client.

Très prochainement, Benoît entend également ouvrir un département spécifique dédié à la restauration et l’hôtellerie.

De la réussite à la passion entrepreneuriale, au cœur de la musique

Installé à Bordeaux depuis le début de l’année 2017, Benoît DUTEIL est pris par le dynamisme économique bordelais. Une émulation qui refait surgir ses rêves d’enfant. Dans sa jeunesse, Benoît rêvait d’être chanteur. Mais ses activités professionnelles et sa vie dans le Sud-Est lui ont fait oublier ses premières amours. De retour à Bordeaux, il contacte d’anciens amis et se rend rapidement compte que tous ont arrêté la musique, bien souvent faute de temps. Lors de ses déplacements professionnels, « on the road », une nouvelle idée germe dans son esprit , une idée qui se précisait de plus en plus…

Et si une plateforme permettait aux musiciens de se rencontrer et de jouer ensemble sur Bordeaux et ses alentours ? Un concept qui, dès le début, semble très prometteur et fédérateur. Après un travail intense pour développer ce concept, autour de la volonté de créer des groupes éphémères facilement pour une expérience unique, Benoît décide  de lui donner vie et crée une nouvelle structure dédiée cet été : BUSKING. Son objectif : remettre la musique dans la vie des gens, et permettre la rencontre entre musiciens.

De la passion à un réel potentiel de marché, bordelais, national, international…

Si la musique est un milieu artistique, il est aussi très conservateur. En effet, sur 7 millions de personnes qui apprennent à un jouer d’un instrument de musique, seuls 2 millions poursuivent la pratique de cet art à l’âge adulte. Un constat qu’il trouve bien triste mais qui démontre d’un potentiel énorme. Il cherche donc un nom international qui puisse parler à tous, et se penche vers le digital. Busking est né. Quelques mois après l’émergence de l’idée, il rejoint le plateau d’1Kubator sur Bordeaux. Au départ, personne ne voit comment il pourrait réussir en conciliant cette entreprise avec sa vie familiale et ses autres projets. C’est sans compter sur la persévérance et l’énergie insufflées par la passion musicale ! Très rapidement, Benoît constate que les premiers tests utilisateurs sont exceptionnels et les retours des participants, très encourageants.

La communauté sur les réseaux sociaux a bien pris, le site internet BUSKING , conçu par le Cabinet LEXAN, est accessible depuis cet été. La rentrée de septembre a permis les premières « Busking Sessions », avec un démarrage remarqué et apprécié ! Début 2018, l’application dédiée, en cours d’élaboration, sera accessible à la communauté. Assez rapidement, Benoît ambitionne de s’étendre à différentes villes de France et éventuellement à d’autres pays.

Un modèle économique abordable et pensé sur-mesure

Concernant le modèle économique, Busking est simple. Avec une application totalement gratuite à l’utilisation, les musiciens occasionnels ne payent que pour les sessions Busking auxquelles ils participent (incluant notamment la mise en relation et la location de l’espace dédié). Des offres d’abonnements spécifiques pourront permettre aux  aficionados de bénéficier d’avantages supplémentaires. Côté annonceurs, les partenaires Busking pourront être valorisés auprès de la communauté. 

Une communauté bordelaise qui ne cesse de s’étendre… Pour lancer Busking, Benoît n’a pas hésité longtemps avant de choisir Bordeaux : une  ville qui bouge, avec une grande dynamique culturelle et une effervescence incomparable. La ville compte un grand nombre de musiciens, une communauté vivante et impliquée. Par ailleurs, Busking est l’une des seules initiatives qui propose de rassembler cette communauté quelque peu dispersée. C’est également pour la ville un bon timing, avec un développement économique boosté par les nouveaux bordelais. Rapidement, il a été clair que Bordeaux présentait tous les atouts nécessaires pour tester, valider et déployer le concept.

Business, vecteur social et émulation musicale

La musique est un vecteur d’intégration assez fort. Au-delà des rencontres musicales, Busking apparaît comme vecteur de lien social : emménageant sur Bordeaux, les nouveaux arrivants retrouvent pleinement leurs marques grâce aux Busking Sessions, qui leur permettent également de créer leur premier cercle d’amis. Des débuts prometteurs, car le fait de se retrouver avec des inconnus pour jouer, n’est pas une habitude culturelle française. Si les premiers utilisateurs des Busking Sessions (les boeufs Busking) à l’heure actuelle sont séduits par le projet et en redemandent, en restant en contact, venant aux nouvelles régulièrement et envisageant même d’enregistrer des morceaux ensemble, ce sont les autres utilisateurs potentiels qu’il faut séduire et le développement dépendra du temps nécessaire à Busking pour rentrer dans les mœurs.

Dans l’idéal, Benoît s’est donné six mois afin de donner de la crédibilité au concept Busking et pour s’appuyer sur les retours des premiers utilisateurs afin d’optimiser le service, pour agrandir sa communauté. Une fois que Busking sera bien implanté à Bordeaux, le déploiement sur d’autres villes françaises est prévu.

Rassembler la passion musicale de tous bords

Benoît Duteil constate que le concept plaît et attire tous les profils, amateurs, ou confirmés, étudiants ou cinquantenaires, y compris des musiciens qui appartiennent à des groupes mais ont envie de changer d’air musical le temps d’une soirée. Le niveau est moins parfait mais ce qu’ils recherchent, la plupart du temps, c’est une nouvelle expérience, une nouvelle émulsion, un nouveau plaisir. Et c’est précisément ce que Busking veut apporter aux membres de sa communauté.

Afin de décider dans quelles villes poursuivre le développement, il s’appuie sur la dynamique culturelle et musicale ainsi que là où se trouvent les premiers utilisateurs, c’est à dire les plus jeunes, ceux qui sont les plus aptes à adhérer au concept rapidement. Il s’intéresse donc en priorité aux villes reconnu pour leur vie estudiantine telles que Rennes, Lille, Toulouse ou encore Lyon, contrairement à Marseille, Nîmes, Montpellier, villes où la culture musicale est nettement moins importante.

Aujourd’hui, le choix de Bordeaux lui apparaît toujours le plus judicieux et il ne se voit pas retourner dans le Sud Est, au vu des nombreuses opportunités qui se dégagent du Sud Ouest. Il est convaincu que le concept aura du succès à l’étranger, mais il sait nécessaire, avant de se lancer, de réaliser des études de marchés approfondies pour réussir à se positionner dès le départ.

Une vision entrepreneuriale au service des autres

L’adrénaline entrepreneuriale, Benoît la connait très bien. Ce qu’il recherche, c’est moins tirer profit d’un marché que d’apporter des services pour faciliter la vie des gens et répondre à leurs besoins. Kaliteo, c’était associer qualité et réactivité, autour d’une expertise technique maîtrisée. Busking, c’est donner le temps à des musiciens de jouer, tout en recréant du lien social… Des idées, il en a encore quelques unes, qu’il entend bien exploiter le moment venu.

En se lançant dans l’entrepreneuriat, il a eu l’occasion de rencontrer et d’échanger avec beaucoup d’autres créateurs d’entreprises. Quand on lui demande ce que lui inspire la dynamique créative de ces dernières années, il avoue qu’il déplore le manque de vision de beaucoup, l’immobilisme et le refus de la prise de risque, décrédibilisant quelque peu les projets viables et correctement pensés.

Pour Benoît, ceux qui parviennent tout de même à sortir du lot sont ceux qui sont capables de prendre des risques mesurés et de se remettre en question, au service de leur passion.

Candice Cibois – Audrey Kozaczka – Alexandra Zwang Siarnowski

Retrouver Busking en ligne et sur Facebook !