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Bordeaux et ses parking privés : un marché florissant

30 avril 2018, Auteur : Bordeaux Business

Entamé il y a un peu plus d’un an, début 2017, Bordeaux poursuit encore l’extension du stationnement payant dans les rues et le renforcement des contrôles. La plupart des quartiers intra-boulevards sont désormais complètement payants, au-delà du simple centre ville, ainsi des quartiers tels de les Chartrons, Nansouty-Saint Genès, Belcier, ou encore la Bastide, rive droite sont concernés. Loin de se limiter à rendre payant le stationnement dans les rues commerçantes, bon nombre de zones de Bordeaux sont typiquement résidentielles. Une situation qui fait naître un agacement notable chez une part conséquente des habitants qui doivent désormais payer pour le droit de se garer devant chez eux. En réaction, ces mesures font les affaires des parking privés qui voient les demandes se multiplier.  Un marché en grande expansion qui devrait continuer de se développer dans les mois à venir. Quitte à payer autant être sûr de pouvoir se garer…

 

Une alternative sécurisante à des explications reçues comme peu convaincantes

 

Pour la mairie de Bordeaux, la règle est la suivante : un stationnement résident associé au stationnement payant par horodateur. On peut garer une voiture par foyer pour 165 euros par an dans une zone prédéfinie autour du lieu de sa rue. En dehors du lieu de résidence, les automobilistes se doivent de payer le stationnement dans le reste de la ville, qui, à partir de 3 heures de stationnement ne coûte pas moins de 30 ou 35 euros selon le secteur.

Les objectifs de la ville sont nombreux, et l »argument le plus souvent évoqué reste “d’être une ville propre” et de désengorger le centre-ville. En contrepartie, la politique de la métropole s’axe sur le développement des transports en commun (tram, bus, vélo, scooter électrique ou même bateau). Tout cela afin de réduire la pollution mais aussi de faire du centre de Bordeaux une zone entièrement piétonne d’ici 2020. Aujourd’hui déjà, de nombreux travaux d’aménagement ont commencés dans le centre ville, afin de faire davantage de place à des zones piétonnes et supprimer la circulation des voitures en hyper centre. Depuis que la mairie de Bordeaux a décidé de confier le contrôle du paiement des horodateurs et abonnements à une société privée (Moovia), provoquant notamment l’agacement des riverains lorsque leur abonnement n’était pas repéré lors du contrôle des plaques d’immatriculation et entraînant donc des sanctions injustifiées, le marché de la place de parking n’a cessé de se développer.

En effet, alternative au stationnement public payant, les parking privés et les box offrent l’avantage d’être souvent plus protégés (parking en sous-sol ou fermé autour de résidences, garage commun ou individuel) que le stationnement en bord de chaussée, et sans limitation de durée ou contrainte telle que le manque de places libres. Moins abordée, la question du deuxième véhicule du foyer se pose également. Le stationnement résident n’autorisant qu’un véhicule à la fois, beaucoup de foyers dans l’impossibilité de se contenter d’une voiture se sont vus contraints de se tourner vers les parking privés.

 

Une demande trop importante qui pose problème 

 

Cependant, le manque de disponibilités des places au sein de ces parking privés commence à se faire ressentir. De nombreuses personnes s’inscrivent sur liste d’attente pour louer une place de stationnement ou même en acheter. La location de ce type de bien ne permet que très peu de roulement car les locataires sont  presque exclusivement des résidents et ne cèdent souvent leur place qu’à l’occasion d’un déménagement par exemple. Dans le cas de la vente, les biens proposés se font également rares. Réel business, investissement fort rentable et peu contraignant, de nombreux parking sont possédés par des propriétés misant sur la location. Par ailleurs, un propriétaire souhaitant votre son bien immobilier et disposant d’une place de parking revend souvent cette dernière en même temps que la maison, n’ouvrant donc pas son offre à une autre public.

Dans cette situation, peu de place est laissée aux autres automobilistes vivant dans les zones payantes, qui doivent malheureusement ruser pour trouver des places gratuites souvent éloignées de leur lieu de résidence.

Depuis la croissance du marché des parking privés, les prix à l’achat ont flambés. En revanche, même si la demande augmente, les tarifs à la location ne s’envolent pas aussi rapidement. « Il fallait compter 15 à 20 000 euros pour acheter une place de parking à Bordeaux il y a peu, maintenant on est à 30–35 000 euros. Cela suit la courbe des prix de l’immobilier », analyse Laurent Benedetti, directeur de Citya Alsace Lorraine.

 

Des applications au secours des « laissés pour compte »

 

Depuis qu’il est devenu difficile de se garer en ville, les applications pour smartphones spécialisées dans la location de places font leur apparition. L’application mobile Yespark permet de trouver facilement des places de stationnement sur les parking de certains immeubles et résidences. Autres applications mobiles bénéficiant de l’augmentation de la demande, la plateforme Prends ma Place ou encore Parkadom proposent également la location de parking entre particuliers, sur Bordeaux et dans d’autres villes de France au stationnement compliqué.

Une situation qui crée donc des opportunités business, au service du bien vivre.

 

Candice Cibois – Héloïse Cauchois – Bordeaux Business

 

Plan des rues payantes – Bordeaux

Tarifs et modalités stationnement dans Bordeaux

Ouistock, Quid de l’intérêt pour les parking ?, 6 avril 2016

 

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