Bordeaux : les nouvelles centralités urbaines

Une rue piétonne bordelaise illustre la centralité de la ville et ses rues sinueuses

Bordeaux : les nouvelles centralités urbaines

Bordeaux a comme une double identité : un territoire bâti et un territoire naturel. Pouvoir concilier les deux est un challenge pour les acteurs du foncier. En effet, à l’instar de d’autres métropoles, Bordeaux subit un fort processus de centralités urbaines. Pour autant, grâce à une volonté politique locale et à l’action renouvelée de promoteurs immobiliers, Bordeaux se fait et se défait grâce à de nouveaux tracés : tensions foncières et recompositions territoriales sont les maîtres mots des nouvelles centralités urbaines.

Un tour d’horizon des nouvelles formes urbaines bordelaises

Les nouvelles centralités sont fondamentales : elles définissent désormais les limites du nouveau centre de la capitale girondine. Chacune de ces nouvelles centralités renseignent sur les mutations urbaines bordelaises. En effet, l’enjeu est de conserver les atouts de l’habitat naturel tout en essayant de construire plus de logements dans des territoires centraux où la congestion et le gaspillage du foncier ne sont plus envisageables aujourd’hui.

ALTAE, un promoteur-constructeur immobilier du Sud-Ouest, poursuit, dans cette dynamique, la volonté d’intégrer de nouvelles formes urbaines qui répondent à ces enjeux. Spécialisée dans le pôle tertiaire, ALTAE est une filiale du groupe néo-aquitain EOVEST qui réalise des opérations complexes en maîtrise d’ouvrage dans le cadre de contrats de partenariat avec les collectivités, le tout dans une démarche Haute Qualité de Vie. Dans cette perspective, ALTAE a terminé lauréat de l’Appel à Manifestation d’Intérêt pour le projet d’établissement public d’aménagement Bordeaux Euratlantique pour les quartiers Armagnac et Gattebourse. L’objectif est de verdire ce quartier grâce à la création du jardin de l’Ars de 8 hectares. Grâce à une volonté de maîtrise des coûts et à un engagement de performance, le groupe EOVEST, par le biais d’une autre de ses filiales DELTA CONSTRUCTION, vient de livrer la tours INNOVA pour le projet Bordeaux Euratlantique, un ensemble composé de bureaux et de 33 logements avec une terrasse surplombante qui donnera sur le jardin de l’Ars.

Demande formulée expressement par l’UNESCO, les villes inscrites au Patrimoine Mondial de l’Unesco doivent prendre en compte dans leurs projets urbains la notion de “paysages urbains historiques”. Pour satisfaire les conditions d’un tel concept, la Ville de Bordeaux réalise notamment des études d’archéo-géographie réalisées à la Bastide, Cauderan ou Bordeaux Maritime. Cette notion de paysage va également au-delà de la simple approche par le bâti, l’immeuble et la parcelle. Elle complète davantage les préoccupations liées à l’intégration au site ou à la concertation des différents acteurs. La qualification des centralités girondines passent donc par la mise en place d’attracteurs urbains pour favoriser la culture patrimoniale qui est désormais l’ADN du territoire bordelais.

La réponse architecturale des “attracteurs urbains”

ALTAE est également engagée dans la construction d’un ensemble immobilier sur pilotis à Mérignac dans le cadre du programme Link Parks. C’est un point commun avec l’une des nouvelles centralités urbaines bordelaises : au nord avec les Bassins à flot et le quartier Brazza qui intègre des immeubles sur pilotis, reliés par le pont Jacques Chaban-Delmas.

ALTAE s’inscrit dans la perspective de créer des attracteurs urbains c’est-à-dire des centres urbains au rayonnement européen qui soient des vitrines du tertiaire supérieur au sein de Bordeaux métropole. A titre d’exemple, ALTAE a développé un innovant projet “Trirème” situé sur l’un des principaux boulevards bordelais, tout près du Palais des Congrès, entre hyper-centre et quartier d’affaires, sur la place Ravezies. Sa façade triangulaire lui donne l’apparence d’un navire de la Grèce Antique, dont le bâtiment tire le nom. Son aspect sculptural vise donc à faire de lui un “attracteur urbain”: sa couleur grise métallique et sa forme audacieuse intègre l’immeuble au site et surtout l’enrichisse.

Les professionnels du patrimoine sont donc en permanente réflexion sur l’incidence et le devenir de l’espace urbain. Cette réflexion l’UNIS Aquitaine, l’union des syndicats de l’immobilier en Nouvelle-Aquitaine , l’entame depuis plusieurs années. Parmi ces réflexions figurent celles de la situation compliquée que traverse le marché locatif bordelais, notamment due à la très forte demande locative sur Bordeaux. Pour faire face à ces questions immobilières, Pierre Coumat, Directeur Général d’ALTAE, a annoncé que depuis 2009, ALTAE a présenté 1000 logements et plus de 80 000 m2 de bureaux. D’ici 2021, l’ambition est d’augmenter considérablement ce développement avec l’objectif de 20 000 m2 de bureau et 500 logements sur le territoire néo-aquitain.

Alors que le groupe aquitain EOVEST a soufflé sa trentième bougie cette année, les professionnels du patrimoine ont plus que jamais pris conscience des défis économiques, architecturaux et environnementaux auxquels leurs projets urbains sont confrontés. Ces mutations impliquent de nouvelles compétences pour les promoteurs en termes de questions immobilières et surtout une nouvelle obligation de résultats pour conserver une réalité plurielle et locale du patrimoine.

Justine ANGIBAUD

Sources :

Bordeaux 2030

Bordeaux Atlantique, Magnetic Bordeaux

Rapport « L’aire métropolitaine bordelaise, un territoire à bien vivre », 2014

Aucun commentaire

Publier un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

X