Charlott’, le succès de la vente à domicile

Charlott’, le succès de la vente à domicile

Synonyme d’un ancien temps, la vente à domicile n’a pas dit son dernier mot: au contraire, elle est en pleine mutation. Poussée par le développement des 150 acteurs du secteur rassemblés au sein de la Fédération de la Vente Directe, le marché attire également de nouveaux entrants tels que Bonduelle ou Yves Rocher. Si ses domaines d’activités phares demeurent le bien être, le textile ou encore l’habitat, le marché de la vente directe se diversifie. Figure de succès entrepreneurial à la française, la fondatrice de Charlott’, Véronique Garnodier, une entreprise de lingerie et de prêt-à-porter spécialisé dans la vente à domicile, a d’ailleurs fait, dès ses débuts, le choix de ce canal de distribution. Ce marché est également intéressant à considérer à une échelle plus locale, celle de la Nouvelle-Aquitaine.

 

 

Charlott’, un business model qui fonctionne

 

En 1994, Véronique Garnodier a fondé Charlott’ Lingerie. Passionnée de mode, cette cheffe d’entreprise, originaire de Lyon qui a eu de multiples expériences en diététique et médical,  a créé un géant de la vente à domicile avec 24 millions d’euros de chiffre d’affaires. Couronnée par ses pairs, elle a été, en 2017, sélectionnée parmi les entrepreneurs préférés des Français par Les Echos Entrepreneurs. Cette même année, Charlott’ Lingerie est devenue Charlott’. Afin de se rapprocher de sa clientèle, cette entreprise de vente de lingerie à domicile a élargi son offre et s’est lancée dans le prêt-à-porter avec 4 collections par an.

A l’occasion de ses 25 ans, Bordeaux Business revient sur son business model. En prenant en charge de la conception à la livraison directe, Charlott’ s’assure de limiter les intermédiaires en s’appuyant sur un réseau de partenaires indépendants. Véronique Garnodier a également toujours privilégié la voie d’un management collaboratif par la transversalité et la compétence et non la seule subordination hiérarchique. Le bonheur au travail est ainsi un des objectifs de Charlott’ vis-à-vis de ses conseillères de vente.

 

Le marché de la vente directe, un marché florissant en Nouvelle-Aquitaine

 

3ème canal de distribution en France, le marché de la vente directe représente en 2017 un chiffre d’affaires de 4,451 milliards d’euros et emploie environ 700 000 distributeurs.

En 2017, en France, la profession a également progressé de 19.543 emplois. Animés par de nouveaux entrants, la révolution du digital et l’expérience-client, le marché de la vente directe a donc des perspectives de croissance encourageantes pour 2020. Multicanal et digitalisée, la vente à domicile prévoit une croissance de 5% l’année prochaine. En effet, la vente à domicile constitue un mode de distribution alternatif, vecteur d’emploi et d’indépendance. En 2015, Pôle Emploi Aquitaine signait, à titre d’exemple, un partenariat avec la Fédération de la Vente Directe afin de favoriser le recrutement de vendeurs indépendants. Or, tous les segments d’activités ne se prêtent pas à la vente à domicile et l’offre demeure peu différenciée. Pourtant, la Nouvelle-Aquitaine a tout intérêt à tirer profit de la montée en puissance de ce marché. Forte de son bassin d’emploi important, la vente directe signifie pour la région bordelaise des emplois non délocalisables. En étant à la fois, une source de revenus complémentaires et un créateur d’emplois à temps complet, ce mode de distribution séduit aussi bien les jeunes travailleurs que les séniors. Du fait de son attractivité démographique, la Nouvelle-Aquitaine arrive ainsi en tête du marketing territorial ciblé par les acteurs de ce secteur tel que Charlott’. Parmi les secteurs d’activités clés du marché de vente à domicile figurent la gastronomie et le bâtiment, deux secteurs très porteurs en Nouvelle-Aquitaine.

 

 

 

Comme en témoigne la success story lyonnaise de Charlott’,  le marché de la vente à domicile a su se renouveller y compris dans un contexte de dématérialisation des produits et de l’avènement du e-shop. Cette longévité de la marque Charlott’ témoigne du besoin des clients de recevoir des conseils personnalisés, parfois en manque de repères face à une offre toujours plus grande. Ce marché néanmoins pourrait être plus approfondi en territoire aquitain notamment du point de vue des opportunités d’emploi. Déjà pratiqué par les agriculteurs et les viticulteurs locaux en Nouvelle-Aquitaine, ce canal de distribution n’est pas un ennemi du canal e-commerce ni du digital, atout indéniable de la culture entrepreneuriale bordelaise.

 

Justine Angibaud – BORDEAUX Business

 

Sources:

Dossier de Presse Boracay

Vente Directe Magazine Mars-avril 2014

Nouvelle Aquitaine CCI – Vente directe, les industriels du sciage se lancent

Etude Xerfi “la vente à domicile à l’horizon 2020”

FVD – La Vente Directe

Étude Ipsos avril 2018.

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