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Bordeaux My Business, COMPTABILITE - FISCALITE

En finir avec les clients insolvables, par Damien ROUSSEAU

31 janvier 2018, Auteur : Bordeaux Business

Par Damien ROUSSEAU, Expert Bordeaux My Business Finance

 

Délais de paiement, fractionnement, retard, insolvabilité… Autant de difficultés du quotidien auxquelles le Chef d’entreprise doit faire face dans le traitement des échéances qui lui sont dues. Aujourd’hui, pour assurer la pérennité de son entreprise, il est impératif de développer une stratégie gagnant-gagnant visant à se protéger des clients insolvables, et ainsi développer son business en toute sérénité.

Croissance économique et connaissance fine des risques pays

Aujourd’hui, la croissance mondiale est plutôt bien orientée. On constate un regain de confiance très notable chez les entreprises, malgré des incertitudes politiques en Europe, notamment en Espagne. Et au niveau local, 77% des chefs d’entreprise girondins se sont déclarés confiants en l’avenir de leur structure.

Du côté des marchés émergents, la légère remontée des cours des matières premières est positive : Les économies de ces pays progressent et les conditions financières deviennent très incitatives pour relancer les investissements privés sur place, notamment dans l’industrie pétrolière ou minière, ce qui alimente à son tour la croissance. Mais l’endettement des entreprises locales suscite des inquiétudes car elles ont accumulé un stock de dette considérable au cours des dix dernières années. La poursuite de la remontée des taux d’intérêt, en particulier aux Etats-Unis, pourrait pénaliser leur capacité d’investissement.

En outre, la croissance actuelle est en-deçà des rythmes d’avant la crise : entre 2010 et 2016, le rythme dans les marchés émergents a été divisé par deux. A cela s’ajoutent des cours des matières premières encore trop bas. Ce qui fait que certains pays exportateurs de commodités connaissent encore des difficultés malgré la remontée des cours de ces dernières, notamment en Amérique latine, au Moyen-Orient ou en Afrique.

Une assurance-crédit pour aider les entrepreneurs

Dans ce contexte encore fragile en France et incertain à l’export, le rôle d’un chef d’entreprise est d’entraîner ses salariés dans le développement de sa société, pour gagner de nouveaux clients afin de payer ses charges et les salaires de ses collaborateurs, et de générer les bénéfices indispensables à la pérennisation de son activité.

Mais voilà : il ne suffit pas de vendre des marchandises ou des services, encore faut-il sélectionner un client solvable qui règle ses créances en temps et en heure, immédiatement ou à l’échéance fixée par le crédit que l’entreprise vendeuse lui a accordé.

Pour s’en convaincre, il suffit de se reporter aux statistiques sur les défaillances d’entreprises en France : un quart (soit près de 15.000 défaillances) est directement due à l’arrivée d’un impayé d’un client.

Tout autant que par ses produits ou son savoir-faire, une entreprise « fera la différence » avec ses concurrentes par la gestion de sa trésorerie. C’est en s’assurant qu’elle dispose d’un matelas de liquidités suffisant pour faire face à d’éventuels stress de trésorerie qu’une entreprise préservera sa solvabilité, et donc son crédit ou sa réputation auprès de ses fournisseurs ainsi que de ses clients.

Une entreprise doit donc vérifier que ses clients sont solvables, la paient régulièrement. Il lui faut autant identifier et isoler les risques d’impayés ou de paiements retardés que repérer les événements qui peuvent les provoquer. Et ce, afin d’éviter qu’ils ne se reproduisent.

Car leurs conséquences peuvent être compliquées à compenser : à titre d’exemple, pour une entreprise avec une marge de 5%, 5 000 euros de factures non réglées imposent 100 000 euros de chiffre d’affaires supplémentaire…

L’assurance-crédit permet ainsi aux dirigeants d’entreprise de se protéger contre les défauts de paiement de leurs clients et de se concentrer sans arrière-pensée sur leur développement. Elle clarifie les rôles, enrichit la visibilité de l’entrepreneur sur les risques pris et renforce la qualité des créances clients.

Aujourd’hui, trois principaux acteurs (COFACE, un acteur français, EULER HERMES, un acteur allemand et Atradius, un acteur espagnol) se partagent l’essentiel du marché de l’assurance-crédit et ces derniers ont une vision mondiale de l’économie.

En ce sens, l’assurance-crédit est un socle pour obtenir un financement dans de bonnes conditions. C’est une aide patrimoniale, managériale et commerciale.

Halte aux impayés et aux défaillances programmées

Le crédit inter-entreprises, constitué par les délais de paiement contractuels, s’élève en France à 600 Mds d’€, soit environ 30% du PIB. Il induit naturellement un risque de retard (en moyenne 12 jours en France en plus des 60 jours réglementaires) et d’impayé. Or, 25% des faillites d’entreprises ont pour cause les retards de paiement de leurs clients. Les statistiques montrent que près de 2/3 des entreprises françaises paient leur facture en retard.

D’ailleurs, le sujet est même hautement d’actualité puisque que le ministre de l’économie Bruno Lemaire souhaite absolument changer cette mauvaise habitude. Nul doute qu’il aura fort à faire puisqu’au premier rang des mauvais payeurs figure l’état français…

A cela s’ajoute le grand nombre de défaillances d’entreprise (58.600 aujourd’hui en France). Mais tous les secteurs d’activité ne sont pas logés à la même enseigne puisque leur nombre a augmenté pour les secteurs des transports, de l’informatique et édition de logiciels ou encore l’agriculture, pour ne citer qu’eux.

Si on peut se réjouir de la tendance baissière du nombre de défaillances sur les deux dernières années, c’est tout de même un volume qui demeure préoccupant, car il est de 24% supérieur au niveau constaté avant la crise de 2007-2008.

Damien ROUSSEAU

DIRIGEANT GALLIEN CONSEIL

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