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PORTRAITS D'ENTREPRENEURS

GILLES VERBECQ, PIM, UN DOUX RÊVE AUX ACCENTS BUSINESS INDÉNIABLES

9 novembre 2017, Auteur : Bordeaux Business

Récemment installé  Bordeaux, après dix ans passés au Maroc à diriger sa propre structure de développement applicatifs, notamment, en relation avec de grands comptes parisiens, Gilles VERBECQ est, à 34 ans, le fondateur de PIM, une application de paiement solidaire au quotidien.

Une expérience personnelle génératrice de solution solidaire

C’est d’ailleurs en partie à la suite de ces dix ans au Maroc, qu’il y a un an et demi, cette nouvelle idée a germé dans l’esprit de Gilles. Confrontée à « la vraie définition de la pauvreté », il a rapidement été sensibilisé aux causes associatives. En outre, très jeune, il avait pris conscience de la chance d’évoluer dans un système de santé tel que celui de la France. Porteur d’une maladie grave, Gilles VERBECQ a en effet été greffé des deux poumons. Au-delà de « la bonne idée » dédiée à l’Economie sociale et solidaire, la création de PIM, pour Gilles, est également pour lui une manière de « rendre un peu la pareille ».

En avril 2017, Gilles VERBECQ s’installe à Bordeaux, par passion de la ville et de sa dynamique économique, véritable accélérateur de projets.  Depuis, il s’investit activement pour gérer et suivre de près l’avancée de l’application développée par son autre société. Il s’attache également à faire connaître l’application auprès des associations locales.

Un projet de conviction, porté par une équipe pleinement investie

Au sein de l’aventure, PIM, Gilles est associé à David BOUCHER, Directeur Général, qui dispose d’une expérience conséquente de plus de trente ans du secteur bancaire. David est notamment en charge de tous les aspects réglementaires et de la conformité financière du système de paiement PIM. L’équipe est également complétée par Maria TRAVERT, qui dispose d’une dizaine d’années d’expérience en contrôle de gestion, et s’attache à la Direction financière de PIM.

PIM s’est également entouré de Michael Zimmermann, rencontré lors du Startup Weekend spécial FinTech organisé fin septembre et dont PIM est sorti grand gagnant. Etudiant en économie et droit à Montesquieu et lui-même entrepreneur, il est le fondateur de Simple Cloud, société qui propose des solutions de stockage de données sur-mesure pour particuliers et professionnels et du consulting pour faciliter la travail collaboratif. Également très engagé dans le monde associatif (notamment chez Osons ici et maintenant qui s’attache à donner du pouvoir d’agir aux jeunes et à la population en leur permettant de comprendre le fonctionnement des administrations, ou encore au sein de Misango dont il est le co-fondateur, pour les changements de mode de vie individuels), il s’est immédiatement reconnu dans ce projet et a choisi d’y apporter son soutien. Convaincu par le côté résolument humain de PIM et le fait qu’ils « touchaient du doigt » une solution viable, celle qu’on pourrait grâce à un paiement quotidien, financer des associations, il intervient sur l’aspect crowdfunding et l’approche Economie Sociale et Solidaire qui lui est particulièrement cher.

Depuis, les deux hommes échangent très régulièrement sur leurs entreprises respectives.

PIM, ou comment soutenir en toute simplicité les associations qui vous tiennent à cœur

Concrètement, PIM est une application de paiement mobile permettant de régler ses achats dans les magasins partenaires en supprimant le plus possible les intermédiaires financiers entre l’acheteur et le vendeur. Un « détail » qui permet d’être beaucoup plus compétitif, et de réserver sur chaque paiement un don à l’association adhérente de son choix. En effet, lors d’un règlement par carte bancaire, la banque du porteur de la carte, et celle du TPE (terminal de paiement électronique) prennent une commission sur la transaction. Les montants sont variables (d’un peu moins d’1% à nettement plus pour les paiement par Paypal par exemple) mais ces commissions sont systématiques même si l’acheteur ne les voit pas. En créant PIM, Gilles a donc pour objectif de faire baisser les frais et d’en reverser une partie à une association humanitaire au choix. Techniquement, le concept est relativement simple : chaque client bénéficie, à l’ouverture d’un compte, d’un IBAN alimenté par un transfert ou un autre utilisateur PIM. Sur chaque transaction, la moitié des frais serait reversé à l’association choisie par l’acheteur.

Sur ce marché, PIM a déjà quelques concurrents tels que HEOH ou encore l’Arrondi solidaire, mais il présente aussi de sérieux atouts. D’abord, l’utilisation de PIM ne coûte rien en elle-même à l’utilisateur . Ensuite, le consommateur peut modifier directement l’association bénéficiaire au sein de l’application grâce à un moteur de recherche interne, sans s’encombrer de démarches administratives. Si cette dernière option parait évidente, elle n’est pourtant loin d’être généralisée.

Pour le commerçant, PIM est un moyen de paiement supplémentaire à installer en magasin grâce au paiement par téléphone ou encore un système de QR code lié à la caisse. D’un point de vue comptable, il a également tout prévu puisqu’il génère tous les mois des relevés bancaires. Pour l’acheteur, c’est le moyen de contribuer à des causes qui lui sont chères dans les actions de la vie quotidienne. De plus, il a également accès aux détails des transactions pour suivre ses dépenses. Pour tous les deux, c’est de toute façon une solution pour limiter les coûts sur les transactions.

En plus d’offrir un système de paiement alternatif et solidaire, PIM souhaite proposer à chaque association référencée un mur de publication afin d’y faire paraître des nouvelles sur les actions réalisées grâce aux dons collectés.

Un business model loin d’être une utopie

Avec un marché s’élevant à 177 milliards de transactions par an au niveau mondial et 2 milliards de personnes en possession d’un smartphone, le champ d’action potentiel de PIM est considérable.

En se contentant de prélever des frais à hauteur de 0,4%, l’application pourrait générer des revenus suffisants pour à la fois vivre en tant qu’entreprise et reverser 50% de ces frais aux associations. Prenons un exemple. Sur un paiement de 25€, on reverserait plus de 6 centimes à une association. Les montant isolés représentent un coût dérisoire mais c’est la répétition au quotidien et le nombre d’utilisateurs qui permettrait aux associations de toucher des montants intéressants et de pallier à un souci majeur : la saisonnalité. En effet, généralement les dons aux associations dépendant d’une campagne de communication annuelles et arrivent donc tous d’un coûts, ne permettant pas une rentrée d’argent régulière et prévisible. Avec PIM, les associations recevraient de l’argent tout au long de l’année. Au delà du paiement quotidien, et comme les utilisateurs auront besoin d’alimenter leur compte, l’application prévoit deux transferts gratuits par mois pour un particulier et quatre pour un professionnel. Au-delà, ils paieraient des frais de l’ordre de 10 centimes d’euros.

Le modèle économique de PIM repose donc un volume conséquent de transactions à atteindre mais une fois le seuil de rentabilité, il demande peu d’investissement afin de financer intelligemment les causes associatives en plus de proposer une alternative au système bancaire classique et donc de servir d’éventuelles convictions personnelles.

Un service disponible avant la fin de l’année

L’équipe de PIM prévoit le lancement du service fin novembre. Pour cela, elle s’active à le commercialiser auprès des grands comptes de l’ESS, et son réseau personnel et professionnel existant. Dans un premier temps afin que le service soit pleinement opérationnel rapidement, PIM a obtenu l’accréditation nécessaire auprès de Treezor , « la nouvelle plateforme de core-banking qui facilite la gestion des paiements en marque blanche ». Pour commencer, PIM mise sur 40 000 utilisateurs au bout d’un an, avec un service de paiement disponible chez une vingtaine de franchises et marques et une dizaine d’associations référencées de différents secteurs afin que chaque consommateur puisse se retrouver dans les causes associatives défendues.

A terme, PIM ambitionne de devenir établissement de paiement à part entière afin de devenir la première banque qui finance l’associatif et pouvoir proposer des solutions de crédit et de placement, avec des ambitions européennes puis internationales. Pour Gilles VERBECQ, au-delà des ambitions financières, c’est un réel nouveau challenge, d’une dimension conséquente, en tant que Chef d’entreprise. Une réelle revanche sur la vie au service des causes qui lui tiennent à cœur.

Candice CIBOIS – Alexandra ZWANG

Bordeaux Business

Plus d’informations :

Contacter Gilles VERBECQ par mail

http://www.pim.life/

 

commentaires(2)

  • avatar image
    Une grosse ambition pour un projet viable avec des réels valeurs <3 Félicitations.

    Emmanuel Namer

    10 novembre 2017 Répondre
  • avatar image
    Ambition humanitaire au cœur du système financier... Chapeau .. Bravo

    Manon

    11 novembre 2017 Répondre