Happy Capital, a la poursuite d’ un IDÉAL

Happy Capital, a la poursuite d’ un IDÉAL

Philippe Gaboriau est un entrepreneur bordelais originaire du Pays Basque. A 51 ans, il dirige Happy Capital, un projet naît d’un parcours pour le moins improbable qui donne toute sa richesse à cette entreprise.
Philippe est né de parents chef d’entreprise à la tête d’une société développée de génération en génération dans la création et le brevetage de nouvelles variétés de fleurs. Seul garçon d’une fratrie de cinq enfant, il est dès l’enfance baigné dans le monde de l’entreprise et élevé pour reprendre l’affaire familiale. Son parcours ne sera cependant pas en ligne droite.

 

Happy Entrepreneur, un métier qui se construit

 

A l’heure de l’entrée à la faculté, Philippe entreprend de poursuivre des études de biologie sur Bordeaux. A l’issue de la seconde année, l’évidence se présente : la biologie ne lui plaît pas du tout. En revanche, il se sent attiré par la dimension stratégique et commerciale relative au développement d’une entreprise, sans pouvoir mettre en oeuvre dans l’immédiat ses aspirations.
Philippe retourne sur Biarritz où il se voit confier le secteur grand Sud-Ouest (Toulouse, Montpellier, Lot et Garonne, Charentes…) pour développer l’activité familiale.

Au cours de l’année 1992, témoin d’un changement de dynamique dans son secteur, il initie le lancement d’une nouvelle activité de microplants pour adapter le modèle économique de l’entreprise. Traditionnellement, les graines étaient vendues aux horticulteurs qui les faisaient pousser, les repiquaient, les rempotaient et les vendaient. Philippe s’inspire d’un nouveau concept venu de Hollande employant des machines pour semer les graines directement dans des mini mottes et permettant un gain considérable de temps et d’espace.
Fort de cette réussite, Philippe GABORIAU s’octroie le “luxe” d’un retour aux études auprès de IPC Vins et Spiritueux à Bordeaux, en faculté d’oenologie.

Une carrière dans le transport sous le signe de la réussite

A l’issue de sa formation, Philippe Gaboriau entre chez Fraikin, leader européen de la location de poids lourds. Il participe à son développement pendant 5 ans et en connaît l’introduction en bourse. Une réussite qui lui permettra d’être chassé par d’autres entreprises et d’obtenir la possibilité de rejoindre Total ou General Electric pour la partie finance.
Particulièrement séduit par l’opportunité de poste à forte valeur stratégique et financière, il entre chez General Electric et y reste pendant trois ans. Entre Bordeaux et Paris, il prend notamment en charge l’implantation financière du Groupe en France.


Impliqué au fur et à mesure dans sa réflexion sur la stratégie d’un de ses clients, Philippe finit par céder à l’appel d’une proposition qui se fait de plus en plus alléchante. sur un poste à très haute responsabilité. A trente-trois ans, il devient numéro 2 du Groupe SAMRO, le troisième constructeur français de poids lourds. En quelques années, le Groupe décolle en passant de 90 millions à 200 millions de chiffre d’affaires, en s’appuyant sur une vision européenne, ainsi que sur une usine modernisée avec l’invention, grâce à un ingénieur ambitieux, d’une chaîne de montage minimaliste, utilisant le boulonnage plutôt que la soudure. Une croissance qui permet au Groupe le rachat de deux autres constructeurs dont le premier français, pour devenir le troisième constructeur européen.

A toute allure, un virage bienvenu

Lancé dans une vie à toute allure, embarqué par tous ces projets, Philippe ne sent pas le temps passer. Pourtant, en 2006, en raison d’un grave souci de santé, Philippe GABORIAU est contraint de passer d’une vie effrénée à l’immobilisme, pendant de longs mois.
Cette période de ralentissement sera néanmoins pour lui l’occasion de se recentrer sur lui-même et de s’interroger sur ses ambitions pour la suite. Philippe ressent le besoin de renforcer ses acquis pour mieux accompagner la société et prendre du recul. Il finalise son cursus auprès d’HEC, tout en poursuivant son poste.

“Happy” de financer les projets utiles

En 2009, Philippe GABORIAU décide de créer son propre Cabinet de fusions-acquisitions : le Bordeaux Consulting Group. Il intervient alors pour des levées de fond, cessions et rachats d’entreprises. Fin 2012, il est confronté à une mutation structurelle du marché sur lequel il devient compliqué de lever des fonds, notamment pour les startups.
Mû par l’envie d’accompagner les porteurs de projets et chagriné lors d’un rendez-vous au mondial de l’automobile avec un client qui n’arrivait pas à lever les fonds nécessaires à son développement, Philippe GABORIAU dessine les prémices de ce qui deviendra Happy Capital.

“Puisque les gens veulent acheter ton véhicule, qu’il plait, peut-être qu’ils peuvent te financer”.

Inspiré par KickStarter aux USA et particulièrement à l’aise sur la partie réglementaire, Philippe travaille sur le lancement d’une nouvelle plateforme de crowdfunding. La première version voit le jour en mars 2013, avec la création de la SAS Happy Capital.

Faire évoluer le cadre juridique dans un marché mondialisé

Suite à la crise de 2009, les investissements dans les fonds chutent de près de 70%. Bordeaux Consulting Group est confronté, comme tous, à un certain tarissement des financements de projets. En effet, les secteurs de banque et de l’assurance doivent à l’époque prendre du recul en terme de risques, et se concentrent plutôt sur de grands groupes.
Dans le même temps, Philippe GABORIAU rejoint notamment un groupe de travail dédié à l’élaboration du projet de loi sur le crowdfunding. La création d’Happy Capital en 2013 s’effectue sous les prémisses du financement participatif. Avec tout d’abord une financement sur fonds propres les deux premières années, puis en autofinancement, Happy Capital est très rapidement rentable. En outre, au début du lancement de la plateforme, il était encore possible d’être visible rapidement à moindre coût dans l’économie digitale. Le tout étant de prendre les bonnes décisions aux moments charnières.


Le principe d’Happy Capital? Il s’agit d’une plateforme de financement participatif sous forme d’action. Soutenue à son lancement par de nombreux partenariats, notamment grâce à l’implication de la Caisse d’Epargne et de la Chambre de Commerce et d’Industrie, Happy Capital propose de présélectionner les projets de sa plateforme, en investissant en leur sein aux côtés des investisseurs. L’originalité de la plateforme réside également dans le fait que chaque porteur de projet est suivi par un réseau d’experts après le financement. Les PME ne sont plus seules désormais.
Au coeur d’un métier extrêmement régulé, Philippe GABORIAU a réussi le tour de force de d’agréger plusieurs modalités de financement (equity, prêt…), permettant aux PME financées de bénéficier de réels investissements, avec des levées jusqu’à 1 millions, 2 millions et demi, 8 millions…

« Le Crowdfunding n’est pas mort, il mute. Des projets plus solides vont être financés et des technologies plus ergonomiques et plus efficaces en capacité à fédérer apparaissent. Au contraire, les procédés s’améliorent et le Crowdfunding devient, encore un peu plus, un formidable moyen de faire émerger les initiatives de demain. »

En février 2019, Happy Capital élargit les modes de financement des PME grâce à l’acquisition de Prexem.

«Prexem, c’est 3,7 M€ de prêts octroyés aux entreprises (depuis sa mise en ligne en 2015) par une communauté de 4 000 prêteurs. C’est également un fonds de protection, une technologie innovante, un algorithme maison, un savoir-faire, une marque reconnue et une belle rencontre avec les fondateurs qui souhaitaient accélérer le développement de la plateforme. »

Avec Prexem, d’une fintech prudente autant qu’avant-gardiste lors de sa création, Happy Capital est désormais devenue un acteur majeur du financement des PME en France, en couvrant désormais les obligations, les actions, les minibons et les prêts, au service des entreprises.
Un succès qui repose notamment sur la capacité de Philippe GABORIAU à inspirer et à fédérer autour de lui une équipe impliquée et passionnée. Des recrutements qui se sont effectués, au compte goutte, naturellement, grâce à l’énergie et à la volonté d’avancer communes. Un attachement et une fidélisation progressive renforcée par la cohérence entre le leadership de Philippe GABORIAU et les valeurs intrinsèques à la marque. Happy Capital, tout est dit.

“Le secret, c’est de se remettre en cause en permanence, et d’avoir toujours l’envie d’apprendre et de créer”.

Coordonnées de HAPPY CAPITAL :

2 place de la Bourse

3300 Bordeaux

www.happy-capital.com

Aucun commentaire

Publier un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

X