Jeux Vidéo, de l’industrie du loisir au business augmenté

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Jeux Vidéo, de l’industrie du loisir au business augmenté

Depuis plusieurs années, le jeu vidéo a pris sa place dans le foyer des ménages. De la légendaire Console Atari aux récentes consoles portables, les enfants et adultes du monde entier ont découvert des jeux qui au fil des années ont vu leur graphisme s’améliorer, leurs scénarios se complexifier pour correspondre à une cible plus grande.

 

Le jeu vidéo, un marché en pleine expansion

 

Le marché français du jeu vidéo a montré une évolution sur l’année 2017 profitant du succès des consoles de salon, avec une croissance de 18% de ses ventes selon le SELL (Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs). Au cours des dix dernières années, le jeu vidéo a connu une démocratisation relativement rapide au sein de la société.

Les ventes totales de hardware (matériel physique), PC, consoles, accessoires et jeux (y compris sur mobile) ont atteint un record historique avec un chiffre d’affaire de 4,3 milliards d’euros contre 2,87 milliards en 2015, selon le SELL dans son étude « l’Essentiel du jeu vidéo ». Les ventes de consoles ont bondi de 31% l’an dernier, soit un total d’environ 784 millions d’euros. C’est principalement l’engouement autour des nouvelles consoles, comme la Nintendo Switch, la PS4 Pro (Sony), la Xbox One X (Microsoft), qui est l’origine de l’ascension du secteur. « Il y a une très bonne santé du hardware (matériel) avec une offre renouvelée qui tire le reste du marché », confirme à l’AFP Julie Chalmette, présidente du SELL.

Mais la vente de hardware n’est certainement pas la cause majeure de l’ascension de ce marché. En effet si on constate autant d’engouement autour de ce loisir désormais incontournable, c’est principalement à grâce à sa capacité d’innovation.

L’E-sport est aussi un domaine à pointer du doigt puisqu’il participe, depuis ces 5 dernières années à l’extension du marché vidéo ludique. Egalement appelé « Sport électronique », celui-ci fait sans conteste partie des activités en vogue sur Internet. En France, au 3ème trimestre 2017, 3,8 millions d’internautes de 15 ans et plus ont déjà visionné ou assisté en live à une compétition d’E-sport.

Le sport électronique n’est pas un domaine inconnu pour la ville de Bordeaux puisque chaque année le Bordeaux Geek Festival (BGF), un salon axé sur le monde vidéoludique est organisé aux alentours du mois de juin. Cet événement propose des compétitions de jeux vidéo tels que League of Legends, Counter Strike, Hearthstone ou encore Overwatch…

On peut prendre ici l’exemple de la réalité virtuelle ou de la réalité augmentée (VR) qui attire la curiosité du grand public de part son concept ingénieux et innovant.

HTV Vive, Occulus Rift ou encore Playstation VR sont au centre de ces révolutions numériques et ont pour but de changer notre vision du jeu vidéo sur ces dix prochaines années. Même si les prix restent pour l’instant trop élevés pour permettre une réelle démocratisation, on constate une augmentation du développement des start-up s’intéressant au domaine.

 

A Bordeaux, des serious game au business augmenté

Actuellement la seconde région française du secteur, après Ile-de France, la Nouvelle-Aquitaine

Bordeaux Games : 2007 : 5 membres / 2018 : 40 membres

Aides au financement en Nouvelle-Aquitaine : 150 000 € par projet max.

 

La métropole bordelaise, construit l’économie du jeu vidéo depuis le début des années 90 avec des acteurs majeurs tels que Kalisto, entré en bourse en 1999, et In-Fusio en 1998, spécialisé en jeux vidéos pour téléphone mobile. En 2007, l’écosystème bordelais des professionnels du jeux vidéos se structure avec la création de Bordeaux Games, association des professionnels du jeu en Nouvelle-Aquitaine. Les pionniers sont alors Asobo Studio, BeTomorrow, SolidGame, AtOne Technologies, SC2X / Mad Monkey Studio. Un peu plus de 10 ans plus tard, elle ne regroupe pas moins de 40 acteurs du secteurs en Nouvelle-Aquitaine : Motion twin, Shiro games, Nova Box…

Au-delà du divertissement, Bordeaux dénombre un certains nombre d’acteurs travaillant sur le jeux vidéos adaptés au monde professionnel.

En matière de serious game pour la formation, l’Institut Régional de Formation Sanitaire et Sociale d’Aquitaine Croix-Rouge à remporté il y a quelques années l’appel à projet “Partenariat stratégique “Erasmus+ pour développer Pethra (Physiotherapy E-Training Re-Habilitation), serious game et MOOC européen pour la formation des étudiants en physiothérapie. D’envergure européenne, le projet impliquait la mairie de Bègles, l’Institut Polytechnique de Porto (Portugal),  l’Université Publique de Navarre (Espagne), le réseau européen des Physiothérapeutes (ENPHE), ainsi que SimforHealth, expert de la simulation numérique pour la formation dans la santé basé à Bordeaux.

En octobre 2017, c’est également sur la métropole, et plus précisément à Bègles, que s’est tenue la European Petrha Cup.

Malgré le nombres d’acteurs conséquent dans le Sud-Ouest de la France, la Région, et plus particulièrement la métropole bordelaise, ne cessent d’attirer de nouvelles entreprises. Ainsi, après l’arrivée du géant Ubisoft sur Bordeaux il y a près d’un an, c’est le leader lillois des serious games, CCCP, qui annonçait à la fin de mai 2018, l’ouverture d’un établissement secondaire… sur Bordeaux, entraînant là aussi son lot de recrutement.

Un attrait qui ne devrait pas faiblir puisque, en plus du dispositif national d’aide au financement CIJV et autres aides à la R&D, la région Nouvelle-Aquitaine propose également le sien, s’élevant à 150 000 € maximum par projet. En 2017, il était venu renforcer 6 projets pour un montant total de 400 000 €.

Prenant conscience de l’impact des jeux vidéos sur un public particulièrement large, les professionnels du marketing n’ont pas tardé à se saisir de cette opportunité offerte par ce nouveau média et à travailler sur le concept des jeux marketing, comme partie intégrante de leurs stratégies de contenu de marque. Le principe ? Se servir du jeu vidéo pour transmettre le message de la marque. Lors d’une partie de jeu vidéo, le joueur est particulièrement réceptif émotionnellement en plus d’être très attentif à ce qui se passe à l’écran. Une aubaine pour les marques qui y voient alors la possibilité d’y faire naître émotion, attachement pour faire augmenter le capital sympathie, animer une communauté et travailler sa notoriété. Sur Bordeaux, l’agence Aesia, spécialiste de la gamification et du marketing expérientiel, ou encore Apperture, Créateurs d’expériences 3D interactives, opèrent sur ce segment au service des entreprises.

 

Plus que jamais, l’expérience et l’innovation issues du jeu vidéo conduisent à mettre au service du business un univers de l’entreprise augmenté et immersif, facilitant l’adhésion à la marque et la transmission commerciale.

Sources :

Région Nouvelle-Aquitaine, Communiqué de presse “mardi 23 janvier : la région Nouvelle-Aquitaine réunit les acteurs du jeu vidéo à Angoulême”, 19 janvier 2018

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