La blockchain : sauveuse des entreprises françaises victimes de cyberattaques

La blockchain : sauveuse des entreprises françaises victimes de cyberattaques

Le numérique touche et conquiert de plus en plus d’entreprises. En effet, “en 2015, 41 % des métiers du numérique sont exercés dans des établissements dont l’activité économique ne relève pas des secteurs du numérique” rapporte l’INSEE (1). Cependant, 67% des entreprises françaises ont été victimes de cyber-incidents au cours de l’année 2018, selon le rapport du Cabinet Forrester (2). Dans cet optique de sécurisation des données, des startups françaises cherchent des solutions pour faciliter la qualité de vie professionnelle des Français. L’une d’elles qui semble être la plus efficace pour l’instant se trouve être la blockchain.

Une startup bordelaise accompagne les experts-comptables vers une transition numérique et une protection de leurs données online

Selon l’étude de la compagnie d’assurance Hiscox du rapport du Cabinet Forrester (2), qui a été menée sur plus de 5 000 entreprises dans 7 pays différents : cette année rencontre encore “une hausse considérable des cyberattaques et des coûts qu’elles engendrent. Plus de trois entreprises sur cinq (61 %) ont été la cible d’une ou plusieurs attaques au cours des 12 derniers mois.” 

Ces cyberattaques visent les entreprises de toutes les tailles : bien que les entreprises de petite taille soient les moins touchées, celles “de moins de 50 employés ayant déclarées un cyber-incident sont passées de 33% à 47%. Ce chiffre a progressé de 36% à 63% pour les entreprises de taille moyenne (50-249 employés).” entre 2018 et 2019 (2). 

De plus, les entreprises françaises ne sont pas préparées à lutter contre les cyberattaques. En effet, en 2018, seules 11% des entreprises ayant passées le test visant à évaluer leur niveau de préparation aux risques cyber, ont obtenu le niveau “expert” (2). Cela prouve bien, que malgré la transition numérique actuelle des entreprises françaises, très peu savent se protéger face aux cyberattaques.

C’est pourquoi, des startups françaises se lancent le défi de créer des plateformes capables d’optimiser la sécurité des données online des entreprises. 

C’est le cas de Welyb. Créée en 2017, cette startup bordelaise a pour objectif initial d’accompagner les experts-comptables vers une transition numérique. Elle propose une plateforme collaborative, c’est à dire un espace de travail virtuel, où certains tâches du métier sont automatisées. Par exemple, la collecte ainsi que le tri des factures sont rangés dans une Gestion Électronique de Documents (GED) sécurisée, disponible par les experts-comptables et clients concernés. 

Suite à l’augmentation de la cybercriminalité, la startup Welyb a su identifier le besoin de sécurisation et de souveraineté des données online des entreprises. Elle a alors créé une décentralisation de son réseau (aussi appelé une blockchain). Autrement dit, chaque document est stocké, crypté et réparti sur tous les noeuds du réseau et seuls les utilisateurs ayant accès à ce document peuvent le consulter. La sécurité y est donc maximale. 

Welyb, startup notamment soutenue par Unitec (l’une des principales structures d’accompagnement des startups de la région de Bordeaux), met alors la blockchain à l’honneur dans son processus de sécurisation de données online des entreprises. 

Blockchain : la solution contre l’augmentation des cyberattaques en entreprises

La cybersurveillance peut s’effectuer online par le biais de différents outils. Il existe des “solutions d’authentification uniques SSO, une gestion des droits d’accès utilisateur, une authentification forte, des infrastructures à clés publiques…” selon la présentation ADESATT (3), dans le but d’authentifier les utilisateurs au sein même du système d’information informatique de l’entreprise. Ainsi, il est possible de contrôler l’accès des utilisateurs aux ressources disponibles dans cette base de données online.

Une des solutions contre l’augmentation des cyberattaques est appelée la blockchain. Il s’agit “d’une technologie qui permet de garder la trace d’un ensemble de transactions, de manière décentralisée, sécurisée et transparente, sous forme d’une chaîne de blocs” selon Le portail de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics français (4). Autrement dit, la blockchain permet de stocker et de transmettre des informations dans un espace online transparent et sécurisé. Elle rassemble toutes les données (en l’occurrence de l’entreprise concernée) et contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs. 

Le fonctionnement de la blockchain est relativement simple et rapide : 

Un utilisateur A effectue une transaction (d’informations, d’argent,…) vers un utilisateur B. La transaction se voit regroupée avec d’autres transactions au sein d’un “bloc”. Ce dernier est validé par les noeuds du réseau grâce à des moyens cryptographiques. Il est ensuite daté puis ajouté à une chaîne de blocs : la blockchain. Les utilisateurs ayant accès à cette blockchain peuvent alors consulter toutes les données se trouvant à l’intérieur. C’est ainsi que la transaction émise de l’utilisateur A est transmise à l’utilisateur B si celui-ci est bien autorisé par la blockchain à y accéder. 

La solution de la blockchain semble être une vraie avancée vers une sécurisation totale des données online des entreprises. En sachant que de plus, selon la présentation ADESATT de 2010 (3), plus de 50% des salariés d’entreprises travaillent loin de leurs équipes pour cause de déplacements notamment. Il y a donc davantage de salariés qui travaillent en équipe virtuelle pour garder une certaine proximité avec leurs collègues. Il est alors primordial de sécuriser leurs échanges et données circulant online. Cette pratique d’équipe virtuelle est d’ailleurs très répandue et ne cesse d’augmenter. La blockchain pourrait y résoudre bon nombre de problèmes de cyberattaques.

Avec un marché du travail qui se numérise de plus en plus en termes de données et d’échanges entre les divers acteurs, il est primordial de trouver une solution pour les sécuriser. En effet, avec la transformation numérique, les hackers et ingénieurs informatiques malveillants cyber-attaquent les données des entreprises du monde entier. Les entreprises françaises ne font pas exception et les sécuriser devient un vrai enjeu. Heureusement, le développement de la blockchain semble être la solution contre les cyberattaques à répétition dont sont victimes de nombreuses entreprises. Ce système de sécurité pourrait ainsi conquérir de nombreux corps de métier et de multiples marchés à travers le monde.

Kim GABORIEAU – BORDEAUX BUSINESS

Sources

www.welyb.fr

  1. La forte croissance des métiers du numérique, tirée par les secteurs du monde digital de Valérie DEROIN et Laurent FEFEU, le 04/09/2018 : https://www.insee.fr/fr/statistiques/3604254 
  2. Cybersécurité, les entreprises restent peu préparées malgré l’augmentation du nombre de cyberattaques, Rapport du Cabinet Forrester, du 23/04/19 : https://www.hiscox.fr/sites/france/files/documents/Etude%20Cyber%20Readiness.pdf
  3. Les organisations virtuel du travail : pilotage et cybersurveillance de l’Association D’Etude et de Suivi de l’Aménagement du Temps de Travail dans les métiers du savoir (ADESATT), du 11/05/10 : https://www.syntec.fr/pdf/web/viewer.html?file=/fichiers/20130906160544_ADESATT_etude_cybersurveillance.pdf
  4. La Fintech, le numérique au service du secteur financier du portail de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics français, du 19/01/18 : https://www.economie.gouv.fr/entreprises/fintech-innovation-finance
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