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La digitalisation du courtage, une utopie ?

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jeune couple rencontrant un courtier grâce aux outils de digitalisation de courtage pour négocier un prêt immobilier

La digitalisation du courtage, une utopie ?

La digitalisation du courtage est un phénomène qui s’observe depuis plusieurs années désormais. Cette digitalisation concerne les domaines très variés couverts par le courtage : immobilier, assurance, investissement financier, prêt automobile, voyage, marchandises… Sur Bordeaux par exemple, on trouve une centaine de courtiers en vin gérant à peu près 75% des transactions (1). En réalité tous les intermédiaires entre un vendeur et un acheteur cherchant à obtenir le meilleurs prix peuvent être assimilés à des courtiers. Aujourd’hui ce métier se digitalise, suivant la mouvance générale. Entre les comparateurs et les plateformes d’intermédiation, les possibilités se multiplient et rendent les courtiers plus accessibles, notamment aux particuliers. Cet état de fait s’observe particulièrement dans le courtage immobilier (prêts, assurances…). En effet, les chiffres du courtage sont difficiles à obtenir d’un secteur à un autre. Toutefois, ils sont plus transparents en ce qui concerne l’immobilier, secteur pour lequel différentes études ont été produites.

Le courtage immobilier touche également une plus large partie de la population. C’est donc un moyen intéressant à la fois de démocratiser le courtage en ligne, autant que d’étudier cette tendance.

La croissance du courtage immobilier, révélateur de tendance

Avant même de se pencher sur la question de la digitalisation du courtage, il est pertinent de regarder l’évolution de la pratique de faire appel à un courtier. Ainsi, selon une étude Immofinances, en 2006 en France, 15% des crédits immobiliers étaient distribués par des courtiers. En 2016, ce chiffre était monté à plus de 35%.

Différents facteurs semblent pouvoir expliquer cet engouement pour le courtage. D’abord, les français eux-même sont de plus en plus friands de ce service. Que ce soit pour obtenir une offre plus attractive (55%), gagner du temps (27%) ou bénéficier de conseil (23%), ils se tournent désormais plus aisément vers des professionnels. Ensuite, le dynamisme du courtage est aussi portée par les banques elles-mêmes. En effet, à cause (ou grâce) des faibles taux d’intérêts, leur marge est réduite. Si bien qu’il est plus intéressant pour les banques de sous-traiter aux courtiers plutôt que de payer des équipes en interne.

Une étude Opinion Way de mars 2019 creuse davantage les caractéristiques des clients. Ainsi, si 35% de Français ont recours à des courtiers, ce chiffre n’est pas lissé sur toute la France et toutes les tranches d’âge. En réalité, on estime que 50% des emprunteurs d’Île de France ont fait appel à un service de courtage. Côté génération, le record revient au 18-24 ans puisque 61% d’entre eux privilégie les courtiers. Des chiffres d’autant plus notables qu’ils sont en nette progression. A titre de comparaison, les jeunes n’étaient que 40% à y faire appel en 2015.

Quand on sait qu’aujourd’hui, 31% des Français ont un crédit immobilier en cours et qu’ils sont de plus en plus jeunes à en souscrire, le courtage devrait continuer à faire des adepts dans les années à venir.

La digitalisation du courtage pour les courtiers, et pour les clients

Ce dynamisme du courtage se mesure également du côté des courtiers eux-mêmes, au-delà des comportements clients. Ainsi, l’ORIAS, l’organisme pour le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance, note une croissance du nombre de courtier de 28,7% depuis 2015. En Nouvelle-Aquitaine, le nombre de courtiers référencés est passé de 5552 en 2016 à 5752 en 2017. Ceci représente une croissance de 6%, plus que les 5% de la moyenne nationale.

Motivé non seulement par l’augmentation du nombre de clients, c’est aussi l’automatisation des démarches qui permet de simplifier le travail et de faire connaître cette profession. Ainsi, avec les plateformes en ligne et les espaces professionnels, les courtiers gagnent du temps sur la gestion de leurs dossiers. Ils sont ainsi apte à traiter davantage de demandes.

Les clients bénéficient également de cette digitalisation du courtage. En effet, avec les plateformes d’intermédiation et les comparateurs, les interlocuteurs potentiels se multiplient. Là où traditionnellement, on devait s’adresser à son conseiller bancaire ou à un courtier de sa connaissance, les possibilités sont désormais sans limite. Toutefois, si les premières démarches de recherche se font en grande majorité effectivement en ligne, la contractualisation reste par contre majoritaire physique. Ainsi, les courtiers reçoivent leurs clients en agence dans près de 80% des cas. Même les moins de 35 ans semblent encore peu friand du courtage en ligne. Ils sont 21% à avoir recours à un courtier en ligne, contre 8% pour la moyenne générale. 

Néanmoins, ces chiffres sont à prendre avec du recul. En effet, les offres digitales de courtages sont relativement diverses. Peu concernent en réalité une contractualisation à distance. En réalité, la plupart interviennent à l’étape de la réflexion et permettent d’inciter le passage à l’action, ainsi que d’adresser les clients aux courtiers.

Une offre de courtage en ligne qui manque de lisibilité

Parmi les offres de courtage rendues possibles par le digital, les comparateurs et simulateurs occupent une place de choix. Comparateurs de prêts, simulateurs de taux, tous cherchent à proposer le service le plus fiable, rapide et les offres les plus alléchantes. MeilleurTaux, Pretto, CyberPrêt, Empruntis, Cafpi, LesFurets… Les plus-values des uns et des autres semblent néanmoins se ressembler, si bien qu’il devient difficile de savoir vers lequel se tourner, et qui offrent la prestation la plus aboutie.

Au-delà des premières estimations, beaucoup se font également intermédiaires pour la mise en relation entre les clients et les professionnels. Il est en revanche plus difficile de savoir si leur action s’étend jusqu’à la contractualisation en ligne. Malgré le digital, les délais pour l’acceptation des dossiers restent relativement longs, les étapes s’avèrent relativement laborieuses pour les novices, et les offres manquent de lisibilité.

Dans ce contexte, certains acteurs tentent de sortir du lot en simplifiant au maximum les démarches. C’est par exemple le cas de Switfy, qui se propose d’être “le courtier dans la poche de l’agent immobilier”. Simple application mobile, cette solution permet aux acheteurs d’un bien immobilier de recevoir des propositions de financements sérieuses en 10 minutes. Un accord de principe est ensuite garantie dans les 24h. Toutes les démarches sont dématérialisée en toute sécurité et confientialité. Plus simple, plus rapide, plus claire, cette solution est partenaire des principaux établissements bancaires de France, pour un panel d’offres complet.

La digitalisation du courtage semble donc avoir de beau jour devant elle. Se démocratisant en même temps que le courtage lui-même et intéressant de plus en plus les jeunes générations, elle promet de belles innovations, au service d’un métier qui monte peu à peu en gamme, en proposant davantage de conseil et de personnalisation.

Sources :

  1. Vins de Bordeaux, Le courtier

Vous Financer, Communiqué de presse 35 % des Français ont fait appel à un courtier pour leur prêt immobilier (+ 6% par rapport à 2015)

Immofinances, Etat du marché du courtage en France

Rapport annuel de l’Orias, 2018

Switfy, Communiqué de presse “Switfi, le courtier dans la poche de l’agent immobilier vous attend au Salon RENT”, 24 octobre 20³9

Consultante Media pour BORDEAUX Business, j'aime l'économie, la stratégie, le business. Je cherche à comprendre les jeux d'acteurs sur Bordeaux, les enjeux, les enchevêtrements qui font la complexité du paysage économique de la région bordelaise.

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