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BRÈVES

La startup bordelaise En Voiture Simone propose un accès au permis moins onéreux

27 avril 2018, Auteur : Bordeaux Business

La startup bordelaise En Voiture Simone a réussi il y a quelques semaines à récolter plus de deux millions d’euros de levée de fonds grâce à son concept innovant. Grâce à des cours digitalisés, elle propose aux candidats d’auto-écoles d’accéder au sésame qu’est le permis de conduire pour jusqu’à 50% moins cher que les écoles traditionnelles. Elle s’insère dans un marché compétitif et en pleine réforme de son mode de fonctionnement.

Une startup bordelaise qui rénove le concept d’auto-école

Chaque année, ce sont plus d 1,3 millions de français qui tentent de réussir l’examen du permis de conduire. Les cours et l’examen coûtent au moyenne 1743€ pour un candidat bordelais, une charge financière que peu de personnes peuvent réellement se permettre, notamment chez les étudiants. La startup bordelaise propose donc de rénover le concept de l’auto-école en proposant des cours digitalisés que les candidats peuvent obtenir où et quand ils veulent. Les élèves ont aussi la possibilité de planifier leurs heures de conduite eux-mêmes sur internet. Une flexibilité qui s’avère être un véritable atout pour une génération qui apprécie de moins en moins le fait de devoir se déplacer pour effectuer des tâches qui nécessitent finalement peu de temps.

Il nous paraissait incroyable qu’une chose aussi utile et universelle que le permis coûte si cher et soit si peu ancrée dans la modernité. C’est pourquoi nous avons développé En Voiture Simone, afin de proposer un service à la fois financièrement accessible pour toutes les bourses et intégralement digitalisé. – Edouard Rudolf, CEO d’En Voiture Simone

Cette méthode permet de proposer aux candidats des offres autours de 749€ (cours et 20 heures de conduites) contre 1804€ en moyenne en France. Du coté des moniteurs, les charges administratives sont réduites au minimum car la start-up les prend en charges. De plus, leur rémunération peut être jusqu’à 40% plus élevé que la moyenne car ils gèrent entièrement leurs disponibilités.

Un concept qui n’est pas totalement nouveau mais qui séduit de plus en plus

Cependant, le concept de digitalisation de certain processus inhérent aux auto-école est aussi exploité par d’autres start-up. On remarque en effet ces dernières années de nouvelles entreprises qui combattent un mode d’enseignement désormais considéré comme inadapté. A l’heure du tout digital et de la démocratisation des services grâce au numérique, il était encore surprenant de voir que ces services n’avaient que très peu évolué.

L’entreprise Auto-ecole.net propose à peu près les mêmes services que En Voiture Simone, mais avec une présence nationale plus développée. La société Onikar est elle aussi dans le marché des auto-école dématérialisées. Surement la plus connu, car faisant partie des précurseurs de la numérisation des auto-écoles, elle enregistre près de 250 000 élèves. Tous ces nouveaux acteurs perturbent un marché déjà affaiblit notamment en zone urbaine.

Une crainte des professionnels face à l’ubérisation de la profession

De l’autre coté, les auto-écoles traditionnelles se montrent réfractaires à ce qu’elles appellent une « ubérisation » de leur profession. Elles alertent sur la sur-digitalisation de l’enseignement. On note d’ailleurs aujourd’hui plusieurs manifestations à l’encontre de ces nouvelles méthodes. Les craintes tournent surtout autour d’un risque de précarisation des postes de moniteurs. Le 18 avril 2017 des moniteurs d’auto-écoles ont manifesté leurs mécontentements avec des opérations escargots aux alentours ou dans les métropoles.

Il est à noter tout de même que ces initiatives tendent à faciliter et accélérer les tâches à faibles valeurs ajoutées et pour lesquels les moniteurs n’ont que peu de choses à apporter aux candidats, notamment sur l’organisation et les enseignements théoriques. Ceci permet en l’occurrence aux professionnels de se consacrer à leur cœur de métier, les cours de conduite. En effet, moins d’heures en salle de cours, c’est plus de temps pour les heures de conduites et donc un roulement plus intéressant.

Par ailleurs, les auto-écoles traditionnelles sont elles-aussi de plus en plus nombreuses à se digitaliser en proposant par exemple des simulateurs de conduite.

La digitalisation du processus d’apprentissage accompagne une population (à majorité jeune) déjà informé des usages du numériques, elle anticipe aussi l’arrivé prochaine de nouveaux modes de conduites, toujours plus numérisés.

 

Yoann Saget – Bordeaux Business

 

Sources :

Communiqué de presse

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