L’acte d’entreprendre, un acte individuel mais pas seulement

Le développement dans une perspective de croissance de carrière et d'épanouissement professionnel permet de gravir les échelons dans le domaine professionnel.

L’acte d’entreprendre, un acte individuel mais pas seulement

L’univers de la création d’entreprise est multiforme et concurrentiel. C’est avant tout une aventure humaine risquée mais qui peut être à la portée de tout un chacun. En 2016, 70 % des créateurs d’entreprise ont choisi d’exercer leur activité en entreprise individuelle dont 51 % sous le régime de micro-entrepreneur selon une étude de Bpi France. L’aventure entrepreneuriale opère donc une force d’attraction quelque soit l’âge. Si les mécanismes de soutien aux entrepreneurs sont essentiellement conçus pour les jeunes entrepreneurs, les silver entrepreneurs sont également de plus en plus nombreux. En effet, un quart des Français ont envie de créer leur entreprise selon l’INSEE. Pourtant, entreprendre est souvent décrit comme un acte individuel. Derrière chaque grand succès entrepreneurial, il est possible d’identifier une grande figure : Elon Musk pour Tesla ou encore Jeff Bezos pour Amazon. Néanmoins, l’acte d’entreprendre ne peut pas être seulement individualisé. Si la partie de risque est toujours inhérente à l’acte entrepreneurial, il est primordial de se faire accompagner, notamment pour rapprocher le potentiel de création de l’entreprise à l’aboutissement du projet de l’entrepreneur. Ainsi, en marge des structures publiques d’accompagnement tels que les incubateurs, des services à la personne se développent pour lever les freins à entrepreneuriat individuel.

Management et coaching: lever les obstacles de la dynamique entrepreneuriale

Nicolas Serrat propose cet accompagnement aux futurs entrepreneurs grâce à un programme de formations adaptées. Ces formations traitent de questions de prospection, de fidélisation de la clientèle ou encore de création d’un business plan. A partir de son parcours personnel et professionnel qui lui ont forgé l’âme d’un entrepreneur, Nicolas Serrat conseille et guide des professionnels qui souhaitent eux-aussi changer de vie dans le domaine du service à domicile et de l’investissement dans l’immobilier. Véritable coach dans le domaine de l’entrepreneuriat, Nicolas Serrat est pourtant “parti de rien”. Il compte désormais plusieurs entreprises à son actif dans le domaine des services à domicile pour les particuliers “Plus belle la vitre” une société de lavage de vitre. Au-delà de l’aspect pécunier des personnes qui souhaitent se lancer dans l’entreprenariat et la volonté de se libérer des contraintes du salariat, Nicolas Serrat souhaite mettre à profit les enseignements mais aussi les difficultés issues de son propre parcours d’entrepreneur. En effet, le parcours d’un jeune entrepreneur est fait de déceptions, d’échecs mais également de réussites. Endosser le rôle de chef d’entreprise, c’est endosser beaucoup de responsabilités notamment pénales. Rester focalisé sur son objectif de départ sans se démotiver est l’aspect le plus important quand l’on souhaite se lancer dans cette véritable aventure de vie. Comme aime le rappeler Nicolas Serrat, “l’entrepreneuriat n’est pas un sprint, mais un marathon”. Futurs entrepreneurs, la résilience sera donc votre meilleure arme.

Des éclaireurs comme Nicolas Serrat permettent de lever des appréhensions et des craintes. Néanmoins, il reste les aspects pratiques, fiscaux et légaux, à appréhender dans un futur parcours entrepreneurial. En effet, depuis les années 2000, on assiste à une transformation continue des réglementations administratives et juridiques pour favoriser le développement et la création d’entreprise.
D’un point de vue de la mise en place de l’expérience d’entrepreneur, le fonctionnement du statut juridique d’entrepreneur individuel est relativement simple. En effet, l’entrepreneur dispose des pleins pouvoirs pour diriger son entreprise et prend seul les décisions. Cela a comme directe conséquence le fait de n’avoir pas besoin de rendre compte de sa gestion ni de publier ses comptes annuels. Enfin, les risques sont limités puisque l’entreprise n’ayant pas de personnalité juridique distincte de celle de son dirigeant, il n’y a pas de notion « d’abus de biens sociaux ».

Des profils d’entrepreneurs et des motivations qui se diversifient

Entreprendre ne correspond plus aux schémas traditionnels. Les profils se diversifient. Par exemple, la création d’entreprise se féminise. Depuis 2013, l’État, la Région et la Caisse des dépôts ont élaboré un plan d’action régional (PAR) sur le territoire néo-aquitain pour promouvoir et développer l’entrepreneuriat des femmes comme formidable vivier d’innovation et de croissance économique. Les retombées positives de ces actions sont notables puisque le nombre d’entreprises créées par les femmes est en augmentation avec 54% de croissance entre 2012 et 2016 en Nouvelle Aquitaine. En 2016, 23 600 entreprises ont été créées par des femmes contre 15 340 en 2012.

Les motivations entrepreneuriales se diversifiant, cela fait émerger des modèles entrepreneuriaux innovants. En sensibilisant les créateurs et les entrepreneurs à la nécessité de la formation continue, l’entrepreneuriat social se développe ainsi par le biais de sociétés coopérative et participative (SCOP) ou bien des coopératives d’activités et d’emploi. En particulier la Nouvelle-Aquitaine bénéficie de deux facteurs principaux susceptibles de motiver l’aventure entrepreneuriale : une culture économique et une culture entrepreneuriale favorable. En effet, le dispositif “Entreprendre, la Région à vos côtés” propose par exemple un prêt à taux zéro pour les bénéficiaires du dispositif régional, à savoir un montant de 8000 euros sur cinq ans. Un indicateur de la culture économique du territoire est également favorable aux synergies des créateurs puisque 8,15 % comme taux de création d’entreprise, en 2017, fait de la Nouvelle-Aquitaine la deuxième Région la plus dynamique de France (hors classement Île-de-France), derrière Auvergne-Rhône-Alpes. Le Mouvement des Entreprises de France (MEDEF), quant à lui, mise sur deux leviers importants : le système éducatif pour former de futurs jeunes entrepreneurs et une fiscalité adaptée.

Le passage à l’acte d’entreprendre reste difficile, du fait de sa connotation au risque économique. Si le risque économique ne peut être, le plus souvent que, minimisé, l’esprit d’entreprendre n’est pas inné. Il se cultive et s’entretient. Le recours à un mentor dans un projet entrepreneuriat peut donc aider à valoriser l’entrepreneuriat auprès du plus grand nombre et notamment des jeunes générations. Si la liberté d’entreprendre est inscrit dans notre Constitution, l’énergie créatrice entrepreneuriale doit être encouragée et dynamisée pour réduire la solitude des entrepreneurs.

Justine ANGIBAUD

Sources :

Nicolas Serrat

Rapport au Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, « Lever les freins à l’entreprenariat », Décembre 2015

CUE Aquitaine

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