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L’acte d’entreprendre, un acte individuel mais pas seulement

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L’acte d’entreprendre se révèle varié et concurrentiel. En 2020, contrairement a ce que l’on peut penser la création d’entreprise a augmenté. Alors que la COVID-19 impacte l’économie tout entier, c’est une année record pour l’aventure entrepreneuriale. En effet, en une année le nombre a connu une croissance de 4%. En juin 2020, la création augmente fortement dans tous les secteurs d’activité. Le secteur qui a connu la plus forte hausse est celui qui concerne les activités d’hébergement et de restauration (+75,3 %), essentiellement dans les activités de restauration rapide. En suivant, c’est celui des activité de transport essentiellement dans la livraison à domicile (+72,5 %). Cette croissance montre que rien n’arrête l’acte d’entreprendre.

Cet acte est avant tout une aventure humaine risquée. Cependant c’est aussi une aventure qui peut être à la portée de tout un chacun. En 2016, 70 % des créateurs d’entreprise ont choisi d’exercer leur activité en entreprise individuelle. 51 % d’entre eux l’ont fait sous le régime de micro-entrepreneur selon une étude de Bpi France.

L’aventure opère donc une force d’attraction quelque soit l’âge. Les mécanismes de soutien aux entrepreneurs sont essentiellement conçus pour les jeunes entrepreneurs. Mais il faut dire que les silver entrepreneurs sont également de plus en plus nombreux. En effet, un quart des Français ont envie de créer leur entreprise selon l’INSEE.

Pourtant, entreprendre est souvent décrit comme un acte que l’on fait seul. Derrière chaque grand succès entrepreneurial, il est possible d’identifier une grande figure. Ainsi Elon Musk pour Tesla ou encore Jeff Bezos pour Amazon sont des personnalités connues mondialement. Néanmoins, l’acte d’entreprendre ne peut pas être seulement individualisé. Si la partie de risque s’inscrit toujours dans l’acte entrepreneurial, il est important de se faire accompagner. L’objectif est notamment de rapprocher le potentiel de création de l’entreprise à l’aboutissement du projet de l’entrepreneur. Ainsi, il existe des solutions en marge des structures publiques d’accompagnement tels que les incubateurs. Les services à la personne se développent pour lever les doutes dans l’entrepreneuriat individuel et dans l’acte d’entreprendre.

Afin d’accompagner les choix des entrepreneurs des mentors peuvent être solicités.

Management et coaching: lever les obstacles dans l’acte d’entreprendre

Nicolas Serrat propose un accompagnement aux futurs entrepreneurs dans l’acte d’entreprendre. Ainsi il propose à un programme de formations adaptées à chaque projet et profil. Ces formations traitent de questions de prospection, de fidélisation de la clientèle ou encore de création d’un business plan. Le parcours personnel et professionnel de Nicolas Serrat lui ont forgé l’âme d’un entrepreneur. Aujourd’hui il peut conseiller et guider un projet. En effet, avec sa vision il aide ceux qui souhaitent eux-aussi changer de vie dans le domaine du service à domicile et de l’investissement dans l’immobilier. Nicolas Serrat est « parti de rien ». Pourtant, aujourd’hui il est un véritable coach dans le domaine de l’entrepreneuriat. Ce parcours montre bien la réussite d’un projet entrepreneurial aboutit.

Il compte désormais plusieurs entreprises à son actif. En effet, celles qu’il accompagne sont dans le domaine des services à domicile pour les particuliers. Parmi ces dernières, il accompagne “Plus belle la vitre”, une société de lavage de vitre. Nicolas Serrat souhaite mettre à profit les enseignements mais aussi les difficultés issues de son propre parcours. En effet, au-delà de l’aspect pécunier des personnes qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat et la volonté de se libérer des contraintes du salariat il existe des difficultés.

En effet, le parcours d’un jeune entrepreneur peut être fait de déceptions, d’échecs mais également de réussites. Endosser le rôle de chef d’entreprise, c’est endosser beaucoup de responsabilités notamment pénales. Il faut rester focalisé sur son objectif de départ sans se démotiver. Voici l’aspect le plus important quand l’on souhaite se lancer dans cette véritable aventure de vie. Comme aime le rappeler Nicolas Serrat, “l’entrepreneuriat n’est pas un sprint, mais un marathon”. Ainsi, la résilience est la meilleure arme dans cette aventure.

Des éclaireurs comme Nicolas Serrat permettent de lever des appréhensions et des craintes. Néanmoins, il reste les aspects pratiques, fiscaux et légaux, à appréhender dans un futur parcours entrepreneurial. En effet, depuis les années 2000, on assiste à une transformation continue des réglementations administratives et juridiques. Ces transformations vise à favoriser le développement et la création d’entreprise. Ainsi, d’un point de vue de la mise en place de l’expérience d’entrepreneur, le fonctionnement du statut juridique d’entrepreneur individuel est relativement simple. En effet, l’entrepreneur dispose des pleins pouvoirs pour diriger son entreprise et prend seul les décisions. Cela a comme directe conséquence le fait de n’avoir pas besoin de rendre compte de sa gestion ni de publier ses comptes annuels. Enfin, les risques sont limités. En effet, l’entreprise n’ayant pas de personnalité juridique distincte de celle de son dirigeant, il n’y a pas de notion « d’abus de biens sociaux ».

Des profils d’entrepreneurs et des motivations qui se diversifient

Aujourd’hui l’acte d’entreprendre ne correspond plus aux schémas traditionnels. Les profils se diversifient. Par exemple, la création d’entreprise se féminise. Depuis 2013, l’État, la Région et la Caisse des dépôts ont élaboré un plan d’action régional (PAR) sur la région Aquitaine. Il vise à promouvoir et développer l’entrepreneuriat des femmes. Ainsi, c’est un formidable vivier d’innovation et de croissance économique. Les retombées positives de ces actions se remarquent. Effectivement le nombre d’entreprises créées par les femmes augmente. En Nouvelle Auiqtaine il y a une augmentation de 54% entre 2012 et 2016. En ce sens, sur l’année 2016, 23 600 entreprises ont vu le jour sous l’impulsion de femmes contre 15 340 en 2012.

Les motivations entrepreneuriales se diversifient. Ces tendances font fait émerger de nouveaux modèles entrepreneuriaux . Les créateurs et les entrepreneurs sont sensibilisés à l’importance de la formation continue. L’entrepreneuriat social se développe ainsi par le biais de sociétés coopérative et participative (SCOP) ou bien des coopératives d’activités et d’emploi. La région bénéficie de deux facteurs principaux susceptibles de motiver l’aventure entrepreneuriale. D’un côté il y a une culture économique et de l’autre une culture entrepreneuriale favorable.

En effet, il existe des dispositif pour valoriser l’acte d’entreprendre. Par exemple, le dispositif “Entreprendre, la Région à vos côtés” offre des avantages non négligeables. Il propose un prêt à taux zéro pour les bénéficiaires du dispositif d’un montant de 8000 euros sur cinq ans. Un indicateur de la culture économique du territoire est également favorable aux synergies des créateurs. En effet, le taux de création d’entreprise est de 8,15 % en 2017. Cet indicateur fait de la Nouvelle-Aquitaine la deuxième Région la plus dynamique de France (hors classement Île-de-France), derrière Auvergne-Rhône-Alpes. Le Mouvement des Entreprises de France (MEDEF), quant à lui, mise sur deux leviers importants. D’un côté le système éducatif pour former de futurs jeunes entrepreneurs et de l’autre une fiscalité adaptée.

Le passage à l’acte d’entreprendre reste difficile, en effet, lorsque l’on se lance dans l’aventure il y des risque. Il sont notamment liés à un risque économique. Si le risque économique ne peut être, le plus souvent, minimisé, l’esprit d’entreprendre n’est pas inné. Il se cultive et s’entretient. Ainsi, les entrepreneurs peuvent faire appel a une personnes d’expérience. Ils peuvent avoir recours à un mentor dans un projet entrepreneuriat. Cette personnes va aider à valoriser l’entrepreneuriat auprès du plus grand nombre et notamment des jeunes générations. Si la liberté d’entreprendre est inscrite dans notre Constitution, l’énergie créatrice entrepreneuriale doit être encouragée et dynamisée. En effet, il faut parvenir à réduire la solitude des entrepreneurs afin d’effacer leurs doutes dans l’acte d’entreprendre.

Justine ANGIBAUD

Sources :

Nicolas Serrat

Rapport au Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, « Lever les freins à l’entreprenariat », Décembre 2015

CUE Aquitaine

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