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BRÈVES

Le Business de la colocation à Bordeaux

14 décembre 2017, Auteur : Bordeaux Business

Alors que le marché de la location immobilière dans toutes les grandes villes de France est en flux tendu pour les petits appartements et peine à satisfaire les demandeurs, certains ont constaté que les appartements de tailles plus importantes avait des difficultés à trouver preneurs du fait du montant du loyer à débourser tous les mois. Dans le même temps, les locataires cherchent à payer des prix “raisonnables” pour vivre dans un espace de vie décent et se tournent donc de plus en plus fréquemment vers la colocation. Un virage que les propriétaires semblent avoir oublié de prendre…

Un marché au potentiel faramineux

30 à 40% par an, c’est le rythme effréné auquel augmente le marché de la colocation dans les grandes villes françaises. Encore résiduel en 2014, la colocation se montre aujourd’hui sous un jour nouveau, nettement plus juteux.

Une dizaine de villes sont concernées par cette montée en puissance de la demande et, en la matière, on sera propablement surpris d’apprendre que Paris n’est pas en tête. Ainsi, il semblerait que l’augmentation de la demande ne soit pas étrangère à la récente attractivité de certaines villes et métropole de province.

Actuellement, et selon les sources, le parc locatif occupé en colocation n’exéderait pas les 10%. Pourtant, c’est bien loin de satisfaire la quantité de demandeurs puisque dans toutes les villes sujettes à cette tendance, la demande est nettement supérieure au nombre de logement ouvert à cette pratique.

Pour tirer parti de ce marché, de grands promoteurs commencent à s’intéresser à la colocation et à concevoir des offres spécialement prévues pour accueillir des colocataires. Ils favorisent ainsi des chambres individuelles de taille moyenne (10 à 12m²) permettant d’accueillir lit, armoire et bureau, des espaces de vie en commun aux surfaces intéressantes (environ 25m²) et des salles de bain aux espaces optimisés.

Des motivations qui poussent les locataires à réfléchir

Avec la flambée des prix de l’immobilier à l’achat comme à la location, les locataires sont de plus en plus confrontés à des difficultés pour trouver un logement sain dans les budgets qu’ils acceptent de réserver à leur loyer. Dans le même temps, les agences immobilières durcissent leurs critères de sélection et il est de plus en plus compliqué de passer les tests d’entrée dans un appartement.

Cette situation a entrainé un petit élan révolutionnaire chez bon nombre de locataires qui refusent de se ruiner pour trouver un toit. A ceci s’ajoute la grande tendance du collaboratif et de nouveaux usages qui ne considèrent plus la propriété et la jouissance individuelle comme une fin en soi. On constate depuis quelques années une nette préférence pour le partage des biens et des coûts afin de réserver une plus grande part de son budget à d’autres dépenses (alimentation, loisir, sport…).

Ainsi, si les motivations économiques sont effectivement les principales (84%), d’autres raisons plus surprenantes voient le jour. C’est par exemple le cas des solutions intergénérationnelles qui contribuent à faire changer le visage de la colocation. Désormais, la colocation attire également des personnes âgées en recherche d’une compagnie plus jeune, apte à les aider dans certaines tâches de la vie quotidienne pour protéger leur indépendance et leur garantissant une sécurité financière en complément d’une maigre retraite.

Une inquiétude des propriétaires peu fondée

Aujourd’hui, 7 bailleurs sur 10 avouent être réticents à ouvrir leurs portes à la colocation. Le frein principal ? La peur des nuisances sonores, de la dégradation des lieux et des impayés dus au fait que les principaux intéressés sont des étudiants.

Pourtant, différents sondages placent la part d’étudiants en recherche de colocation aux alentours de la moitié des demandeurs. Le reste regroupant donc les actifs (employés, stagiaires…) ou encore les retraités (20% des colocataires ont plus de 50 ans).

En delà de ces inquiétudes, il convient de noter que la colocation se pose comme la solution pour louer rapidement et rentablement les grands logements, ceux-ci ayant des difficultés à trouver preneur. Plutôt que de chercher à les louer à une famille, accepter plusieurs locataire permet d’augmenter la rentabilité de 30 à 50%, les loyers individuels approchant de ceux d’un studio plutôt que de celui d’un grand appartement divisé par le nombre de locataires.

De plus, avec les nouveaux profils de colocataires, les locations sont plus longues et les vacances locatives de plus en plus rares et courtes.

Autant de raisons qui devraient motiver les bailleurs à ouvrir leurs biens à la colocation.

Bordeaux, l’eldorado français pour les bailleurs ?

Appartager, leader français des sites pour la recherche de colocation, à présenter les chiffres de la colocation en France et à Bordeaux. Il en ressort que c’est le marché le plus saturé de France avec, en 2015, 20 colocataires pour une seule chambre disponible. A titre de comparaison, Nantes, deuxième ville la plus demandeuse de France se trouvait à 14 demandeurs pour une chambre, et Paris, neuvième ville de France en la matière, comptait 9 aspirants colocataires pour une chambre.

Dès 2014, les villes de provinces ont été témoin de l’augmentation de la demande. Bordeaux a affiché une explosion de l’ordre de 81% et Rennes, de 86%.

A Bordeaux, Meltycasa s’attaque également à ce marché. Pour se différencier de la concurrence déjà bien installée (Appartager, Weroom de Nexity ou même LeBonCoin), ils misent sur le matching des candidats en fonctions de leurs hobbies et modes de vie.

Candice Cibois – Bordeaux Business

Challenge – Le marché de la colocation, un business de plus en plus juteux

bfmbusiness.bfmtv.com – Quand le business florissant de la colocation attire les promoteurs

Economiematin.fr – Colocation et économie participative

start.lesechos.fr – La colocation inspire les entrepreneurs

business.lesechos.fr – L’union fait la force dans la colocation

Baromètre annuel colocation 2015 Appartager

Appartager – Tout savoir sur la collocation à Bordeaux