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Le Canada s’invite en Nouvelle-Aquitaine

14 mai 2018, Auteur : Bordeaux Business

L’ambassadrice du Canada a fait escale en Nouvelle Aquitaine. Une occasion pour se pencher sur la place du pays dans l’économie aquitaine, et sur l’accord du CETA.

L’ambassadrice du Canada en Aquitaine

Le 1er et 2 mars dernier, l’Ambassadrice du Canada,  Isabelle Hudon, s’est déplacée en Nouvelle Aquitaine afin depour parler du nouvel échange entre l’Union Européenne et le Canada, le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement). Face aux nombreuses inquiétudes, l’ambassadrice est donc venu expliquer les opportunités économique de l’accord.

De nombreuses entreprises canadiennes sont implantés dan sla région et les échanges en 2017 se sont élevé à 552 millions d’euros. Les exportations vers le Canada ont augmenté de près de 21% entre 2016 et 2017. Sont chiffres font en effet rêver mais seront-ils toujours aussi bon avec l’arrivé du nouvel accord ? Le pays nord-américain se positionne à la 17ème place des pays commerçant directement avec la région concernant les échanges commerciaux, bien loin derrière les Etats-Unis ou l’Espagne.

Un retard que l’accord pourrait bien rattraper et qui pourrait profiter aux sociétés aquitaines qui exportent principalement du vin et des produits aéronautiques. De plus, ces dernières années, plusieurs sociétés aquitaines se sont internationalisé en ouvrant des succursales au Canada (comme SS2I ou Actiplay), et à l’inverse, plusieurs entreprises canadiennes sont venu s’installer dans la région.

Le CETA, entre opportunités et incertitudes

Le CETA est un accord économique bilatéral entre l’UE et le Canada. IL vise à renforcer les liens économiques déjà fort entre les deux entités, le Canada étant le 12ème partenaire commerciale de l’UE et l’UE le 2ème partenaire du Canada après les Etats-Unis. Le volume d’échanges monte à 60 milliards d’euros par an et le nouvel accord doit permettre de faire augmenter ce chiffre significativement.

Cependant, le traité crée beaucoup d’inquiétudes. Il entraîne notamment une suppression des droits de douane jusqu’à 99%, ce qui veut dire une plus forte concurrence avec l’arrivée des produits canadiens détaxés. La crainte est importante dans le monde agricole. Le CETA implique malgré tout la protection de dix IGP aquitain, comme le foie gras des Landes ou le pruneau d’Agen. L’autre crainte vient de l’accord sur le règlement des litiges entre entreprises et Etats, l’ombre de certains lobbies pourraient bien menacer des accords obtenus difficilement.

Les investisseurs étrangers en Aquitaine

En 2016, les investissements étrangers représentaient 982 emplois supplémentaires dans la région, soit une augmentation de 17% par rapport à l’année 2015. L’Allemagne est le premier investisseur dans la région (et le premier investisseur national) et le Japon est le premier créateur étranger d’emplois (chiffres 2016). Les projets étranger étant surtout industriel, ils restent concentré en grande partie dans le département de la Gironde qui enregistre 29% des projets.

En 2017 la Région Nouvelle Aquitaine est la 5ème région française en terme d’investissement étrangers. L’embelli économique est soutenu par de grands projets comme la nouvelle LGV ou le programme de couverture internet au débit de la région.

L’ouverture aux marché étrangers est donc une opportunité pour développer les exportations, cependant la concurrence toujours plus accrue affaiblit certains acteurs qui n’ont pas eu la possibilité de déployer des stratégies en recherche et développement.

 

Yoann Saget
Bordeaux Business

Sources :

Communiqué de presse CETA

Aqui.fr

Adi-na.fr

 

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