Le digital, nouveau marché économique de la vente d’oeuvres d’art

Enfant avec ballons peinture art Bordeaux business

Le digital, nouveau marché économique de la vente d’oeuvres d’art

Le marché de l’art est un secteur en pleine expansion, qui conquiert peu à peu son nouveau terrain d’expertise : le numérique. Les galeries d’art en ligne se multiplient de plus en plus. Parmi elles, Kazoart la start-up bordelaise de vente en ligne d’oeuvres d’artistes encore méconnus du grand public, se positionne en leader sur le marché digital de l’art en France. La galerie d’art numérique a été l’invitée de la Foire Internationale d’Art Contemporain (FIAC) qui se tenait au Grand Palais de Paris du 17 au 20 octobre 2019. Parmi près de 200 galeries d’art conviés, Kazoart a exposé son concept de désacralisation de l’art par son accessibilité via une plateforme web.

La start-up Kazoart, première galerie d’art en ligne de France

Chaque maison mérite sa décoration et sa touche artistique. L’art n’est cependant pas accessible à tous. En effet, acheter des oeuvres d’art peut parfois paraître intimidant. Tout le monde ne se rend pas forcément à des expositions, des salons ou des ateliers d’art et ne possède pas une formation en histoire de l’art. La démarche d’achat d’une oeuvre d’art peut alors être fortement freinée par un manque de connaissance dans le domaine. 

C’est alors que Kazoart intervient. L’avènement du numérique s’est présenté au monde entier et le marché de l’art s’en est emparé. Kazoart permet d’acheter des oeuvres d’art en ligne parmi plus de 25 000 pièces originales créées par près d’un millier de talents sélectionnés méticuleusement par la plateforme.

En effet, Kazoart c’est aussi un dénicheur d’artistes. Chaque mois, parmi des centaines de candidatures reçues, l’équipe n’en retient qu’une poignée afin de proposer des oeuvres variées, originales et authentiques aux clients du site internet. Ces “dénicheurs d’artistes” recrutent avec minutie les talents en fonction de leur style artistique affirmé, de leur production étoffée et du nombre d’expositions effectuées au préalable qui leur ont permis de confronter leurs oeuvres au grand public. 

Kazoart a déjà été un vrai tremplin pour le jeune graveur Antonin Anzil qui a eu l’opportunité de se faire connaître à l’occasion de l’Art Paris Art Fair en 2015, lors des débuts de la start-up. Depuis sa découverte par le grand public, Antonin a multiplié sa visibilité par trois, et vit maintenant pleinement de sa passion.

Amateurs d’art ou vrais passionnés, Kazoart possède une large palette de créations artistiques à proposer : la peinture, les dessins, les aquarelles, la photographie, la sculpture… et de tous les genres : géométrique, abstrait, street art, conceptuel… Il suffit simplement de se rendre sur le site de Kazoart pour faire son choix. Le paiement se passe directement en ligne et il est possible de retourner son oeuvre gratuitement sous 30 jours. 

En plus de donner une chance aux artistes encore méconnus du marché de l’art, Kazoart permet également de mettre en confiance ses acheteurs et de conquérir de nouveaux clients grâce à l’alliance de l’art et du numérique. 

Désormais leader en France sur le créneau de la vente en direct entre artistes et amateurs d’art, la galerie ambitionne de se développer à l’international et de devenir le leader européen en 2022. 

Bordeaux, ville culturellement riche d’art

C’est fraîchement diplômée de l’ESSEC, que Mathilde LeRoy s’oriente vers le domaine culturel et décide de créer sa start-up. C’est en prenant connaissance du secteur figé qu’est celui de l’art, que germe son idée de lancer une galerie d’art en ligne. Elle se rend compte qu’entre l’élite du milieu, les milliers d’artistes de talent qui peinent à se faire connaître et les amateurs d’art, il y avait une offre et une demande qui ne se rencontraient pas. 

Lancé en 2015 à Paris, aidé par l’incubateur Paris Pionnières (aujourd’hui Willa), Kazoart se délocalise rapidement à Bordeaux. La start-up est sélectionnée par l’accélérateur bordelais Héméra et commence à réinventer le marché de l’art par le biais du digital. Soutenu par de nombreux partenaires financiers (Expanso Capital de la Caisse d’Epargne Aquitaine Poitou-Charentes, Arts & Business Angels…), Kazoart conquit en un rien de temps l’écosystème entrepreneurial en pleine effervescence de la métropole bordelaise. 

Le marché de l’art dans le digital à Bordeaux a largement été lancé par l’arrivée de Kazoart. Ce n’est pas un hasard si la jeune galerie d’art online a décidé de s’implanter dans la capitale de la Gironde. En effet, Bordeaux a toujours été réputée pour son intérêt pour l’art et par son voeu de conservation et de transmission à ses habitants. Parmi les divers lieux culturels et artistiques dont regorge Bordeaux, se trouvent l’incontournable Galerie des Beaux-Arts, le CAPC Musée d’Art Contemporain de Bordeaux, l’Académie Nationale des Sciences Belles-Lettres et Arts de Bordeaux et son village d’antiquaires dans le quartier des Chartrons. 

L’Académie Nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux renferment des trésors artistiques et culturels insoupçonnés. Retrouvez-y des monuments historiques d’art tels que des gravures ou des tableaux du XVIII et XIXème siècle. 

Bordeaux accueille en son sein le village des antiquaires qui voit défiler des dizaines de milliers de visiteurs chaque année. Implanté aux Chartrons, le nouveau quartier huppé de Bordeaux, rue Notre-Dame, est devenu la première galerie d’antiquités d’Aquitaine. On vient de loin pour le visiter. En effet, la moitié des visiteurs sont étrangers. Le village des antiquaires ne regroupe pas moins de 35 boutiques et propose des pièces de tous horizons : des tableaux, des tapis, de l’argenterie, des bijoux, d’objets d’art contemporain et de design du XXème siècle.

La ville de Bordeaux, après avoir participé à des dizaines d’années de conservation et de transmission de l’art, devient aujourd’hui peu à peu l’épicentre de l’émergence d’un nouveau marché de l’art. Kazoart l’a bien compris, et le digital semble bien être son tremplin de développement. 

Kazoart bouscule les codes du marché de l’art en accompagnant et guidant ses acheteurs dans leur expérience d’achat directement sur Internet. Le digital semble être le canal de distribution permettant de donner le second souffle dont le marché de l’art avait besoin. Dénicheurs de talents et conseillers en art, la start-up bordelaise a permis de débloquer le secteur figé dont était victime l’art ses dernières années. Sur un marché désormais en pleine explosion grâce au numérique, Kazoart réalise le souhait de Bordeaux en conservant l’héritage artistique de la ville, réconcilie les amateurs d’art avec les artistes tout en réinventant l’avenir du marché. 

Kim GABORIEAU – BORDEAUX BUSINESS

Sources 

Le site officiel : www.kazoart.com

Aucun commentaire

Publier un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

X