Le futur de la SNLVLD et les engagements écologiques

Le syndicat des voitures en location dévoile ses chiffres 2017

Le futur de la SNLVLD et les engagements écologiques

Le Syndicat National des Loueurs de Voitures en Longue Durée (SNLVLD) obtient des chiffres plus réjouissants pour l’année 2017 qu’en 2016, mais modère ses objectifs sur le futur. En effet, les acteurs publics prennent de nombreux engagements contre les véhicules, synonymes pour eux de nuisances sanitaire, sonore et sécuritaire.

Un rapport 2017 entre enthousiasme et appréhension

Le Syndicat National des Loueurs de Voitures en Longue Durée livre ses chiffres de l’année 2017 et ses objectifs pour l’année 2018. Le SNLVLD se montre très confiant pour le futur car après une année 2016 en demi-teinte (malgré le fait que 48% des Français déclaraient cette année là avoir conduit une voiture de prêt et de location), l’année 2017 a montré un meilleur dynamisme. En effet,  le syndicat note 510 098 véhicules loués en plus en circulation pour l’année 2017, soit une hausse de 4,9% par rapport à l’année 2016. Ainsi, en 2017, 1 772 930 véhicules loués sont en circulation et sont gérés par la SNLVLD. Le syndicat a su anticiper les nouvelles initiatives du gouvernement et les envies de ses consommateurs en proposant plus de véhicules propres et surtout avec un mix plus homogène de véhicules diesel et essence.

Fort de ces résultats, le SNLVLD s’inquiète toutefois du déroulé 2018. Les incertitudes autours de la fiscalité semblent en effet « refroidir » certains clients et le mix de la flotte proposé est aussi un défi à relever. Le syndicat souhaite continuer à proposer plus de véhicules Diesel et Essence, mais se heurte aux politiques étatiques et celles des métropoles quant aux véhicules polluants. Une recherche allant dans le sens de l’innovation s’impose donc comme un point important pour le syndicat, qui souhaite anticiper au maximum tout ces changements majeurs. Par exemple, les tendances montrent qu’il est aujourd’hui de plus en plus important pour les automobilistes d’avoir un GPS intégré à leur véhicule, ou accès à des véhicules intelligents dotés d’assistant de conduite ou de freinage intelligent.

De nouvelles réglementation étatiques de plus en plus strictes…

Depuis plusieurs années déjà, le marché de l’automobile se confronte aux décrets et autres législations en faveur d’un mode de vie plus respectueux de la nature et aussi sur la sécurité routière. La COP 21 ainsi que le One Planet Summit rappellent aux conducteurs leur place dans les causes de la pollution mondiale. Les entreprises de locations de véhicules sont en première ligne de ses engagements.

Les constructeurs automobiles certes réagissent en proposant des véhicules moins polluants, plus intelligents et plus sécurisés mais à des prix encore trop élevés. La location est donc affecté car cela impact directement sur sa stratégie concurrentielle. En 2016 déjà, l’Etat agissait en faveur du rapprochement des prix du Diesel et de l’Essence, ce qui  a accompagné, malheureusement pour les conducteurs, la remontée du prix du Diesel causé par le prix du baril en hausse.

En 2017, le Ministre de la transition écologique, monsieur Nicolas Hulot, a renouvelé sa détermination de réduire de plus en plus la place des véhicules essences et Diesel dans le parc automobile français, pour laisser de plus en plus de place aux voitures hybrides ou électriques.

…qui suivent de près les initiatives écologiques des villes

Outre les nouvelles réglementations étatiques, les entreprises de locations doivent aussi anticiper les mesures prises par les grandes métropoles. Partout en France et dans le Monde, la même tendance se distingue : restriction à l’accès de certaines zones pour des véhicules trop polluant, création de zones entièrement piétonne, augmentation des taxes sur certains véhicules, etc.

Les grandes métropoles se veulent précurseurs des tendances écologistes qui animent leurs habitants. La qualité de vie est directement impacté par les modes de déplacements. On note en premier la pollution par les véhicules, qui peuvent générer des smogs impressionnants durant les saisons avec peu de vents, mais aussi les nuisances sonores. Les véhicules individuels sont donc de plus en plus remplacés par des modes de transport collectifs comme les bus (non polluants pour certains), les tramways ou les métro, mais aussi par une augmentation du nombre de pistes cyclables. Ainsi Paris souhaite doubler le nombre de ses pistes cyclables et voies d’accès aux véhicules non polluants d’ici 2020. Comme autre pays, on peut citer l’Allemagne qui a récemment autorisé les villes à interdire ou réglementer l’accès de leur zone aux voitures.

Pus proche de chez nous, Bordeaux a mis en place son système de réglementation vis à vis des véhicules polluants nommé « Critic’Air« . De plus, plusieurs zones proches du centre-ville seront prochainement réaménager pour devenir entièrement piétonne, à l’image d’une partie de la Place Gambetta.

 

Les sociétés et syndicats de location de véhiculent doivent donc faire preuve d’anticipation quant aux engagements provenant de toute parts sur les véhicules. Le chemin des véhicules entièrement électriques se fait de plus en plus évidents, mais les démarches de « zéro véhicules individuels » dressent aussi de nouveaux obstacles.

 

Yoann Saget – Bordeaux Business

 

Sources :

Communiqué de presse

Baromètre Allianz/GMV

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