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L’émergence des outils à intelligence conversationnelle

L’émergence des outils à intelligence conversationnelle

Beaucoup s’intéressent aux chatbots et en parlent. Les médias et magazines scientifiques ont saisi la tendance du sujet. On les décrit maintenant comme “intelligence conversationnelle” tout comme leurs voisins virtuels les voicebots, les callbots ou encore les robots humanoïdes. Ils représentent l’un des domaines d’expertise de l’intelligence artificielle. Leur nombre de créations croît de plus en plus et leur sophistication ne cesse de s’affiner. Ce qui permet de donner aujourd’hui des assistants virtuels très performants. Certaines entreprises mettent même en place de nouveaux chatbots capables de venir en aide à des collaborateurs dans la mise en place et la maîtrise de leur environnement de travail Microsoft. 

Les chatbots, voicebots et robots humanoïdes en plein essor

Selon l’étude du CNIL (1), “l’intelligence artificielle est le domaine scientifique qui traite de l’étude, la conception et la mise en œuvre de « machines intelligentes »”.

L’intelligence artificielle est une forme d’automatisation des données afin d’aider et soulager les activités humaines. Elle s’inscrit en continuité de la révolution informatique. Cette dernière fut responsable de créations de nombreux emplois. En effet, la compréhension et l’optimisation de l’informatique et du développement d’Internet à mobiliser d’importantes ressources.

L’intelligence artificielle connaît le même développement. C’est la nouvelle tendance à saisir. Il faut la travailler pour l’affiner et créer des outils encore plus sophistiqués. C’est pourquoi, l’Europe a opéré d’importantes levées de fonds afin de donner les ressources nécessaires à leur pays respectifs dans la recherche de l’intelligence artificielle, selon France Stratégie (2). Juste après la Grande Bretagne qui avait alors levée 581 millions d’euros d’investissements dans les startups en intelligence artificielle en 2016, la France avait quant à elle levée 278 millions d’euros (2). Se plaçant en deuxième position sur son échelle continentale, la France prouvait déjà alors son engagement et intérêt envers l’intelligence artificielle. 

Ainsi sont nés progressivement les chatbots, voicebots et autres outils à intelligence conversationnelle. 

Leur processus général de travail est relativement simple et semblable pour tous. Ces intelligences virtuelles ont toutes été créées dans le but de résoudre des problèmes rapidement via un même procédé.

La première étape consiste à automatiser la tâche cognitive, c’est à dire associer la perception d’une chose à une situation. Par exemple, observer un feu de signalisation passer au vert est associé au fait de traverser la route. A force de très nombreuses associations répétées, une base de données est alors créée. Un algorithme est ensuite confectionné. Il permet de scinder les données récoltées auparavant en deux parties afin de progressivement glisser vers un processus d’apprentissage. C’est alors que la machine est soumise à des tests qui vont permettre d’organiser les données et  de juger de leur pertinence. 

Suite à toutes ces étapes, la machine doit obtenir une performance supérieure à 98% si elle veut apporter une réelle aide à l’humain. Si tel est le cas, la machine que l’on peut alors qualifiée d’intelligence artificielle, collectera de plus en plus de données afin de s’adapter aux changements de son environnement et d’apporter des réponses de plus en plus précises à ses utilisateurs (voir le rapport du ministère de l’économie et des finances (3)).

Certains secteurs d’activité ont été principalement touchés par le développement de l’intelligence artificielle et de l’évolution des chatbots. On peut citer notamment le secteur des transport et celui des banques (2).

L’impact dans le secteur des transports concerne majoritairement l’automatisation des véhicules. Le projet d’une voiture totalement autonome, c’est à dire en charge à la fois de l’exécution du pilotage et de la supervision de l’environnement extérieur, est en cours de réalisation. C’est une des principales missions de l’intelligence artificielle la plus médiatisée et qui converge énormément de ressources. 

En ce qui concerne le domaine de la banque, la relation client est mise au premier plan. L’automatisation et le confort que pourrait apporter l’intelligence artificielle aux clients sont deux missions en plein projet. 

Cependant, d’autres domaines sont également étudiés, notamment celui de Microsoft. En effet, Dydu un expert en intelligence artificiel bordelais, a créé le premier chabot permettant aux collaborateurs de gérer leur environnement de travail Microsoft. 

A Bordeaux, un expert en intelligence artificielle révolutionne les bots

Avec la collaboration d’Ai3, société bordelaise de conseil et d’intégration spécialisée dans la transformation digitale, Dydu a mis au point un chatbot d’une nouvelle génération.

Son rôle est de simplifier la vie professionnelle des personnes. En effet, il arrive parfois qu’il y ait des problèmes avec la prise en main et l’utilisation des outils de la suite Microsoft tels que Outlook, Excel ou Planner par exemple. 

Zen, le chatbot inventé par l’expert bordelais Dydu, résout ces problèmes récurrents. Grâce à sa base de données mise à jour régulièrement par Ai3, Zen est capable de se concentrer sur des tâches complexes et valorisantes.

Dydu est à l’origine de nombreuses innovations d’intelligence artificielle telles que le voicebot qui permet de répondre aux questions de l’utilisateur vocalement, ou encore le domobot capable de commander les objets connectées par la voix. 

Il est même désormais possible de créer son propre bot grâce à Dydu en fonction du secteur d’activité et de l’utilisation que l’entreprise souhaite en faire. Ces bots permettent de créer rapidement des robots à intelligence conversationnelle qui peuvent révolutionner de nombreux cas d’usage : le service client, l’accueil de visiteurs, les transactions, la domotique… et bien d’autres. 

Les technologies algorithmiques ont beaucoup évolué depuis leurs débuts vers 1950. Les besoins et les techniques ayant connus énormément de changement, il a fallu que les technologies s’adaptent également à notre fonctionnement. Dans un premier temps, les techniques étaient destinées à reproduire l’intelligence humaine via l’intelligence artificielle. Depuis 1980, l’humain essaie progressivement de créer des techniques algorithmiques permettant aux machines d’apprendre directement : le “machine learning”. C’est depuis 2010, que s’effectue le “deep learning” consistant à permettre un auto-apprentissage des machines (3). C’est ainsi que l’IA commence à dépasser les meilleurs experts humains dans certains domaines. Cette transformation passe aujourd’hui énormément par la stratégie conversationnelle de ces machines, d’où leur forte émergence actuelle sur le marché du numérique. 

Kim GABORIEAU – BORDEAUX BUSINESS

Sources

www.dydu.ai

  1. Pourquoi la France a besoin d’une culture du numérique du CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) de juillet 2017 : https://www.cnil.fr/sites/default/files/atoms/files/cahier_lysias_-_intelligence_artificielle.pdf 
  2. Intelligence artificielle et travail de France Stratégie de mars 2018 : https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/fs-rapport-intelligence-artificielle-28-mars-2018_0.pdf
  3. Intelligence artificielle, Etat de l’art et perspectives pour la France du Ministère de l’économie et des finances et du Ministère de la cohésion des territoires, de 2018 : https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/etudes-et-statistiques/prospective/Intelligence_artificielle/2019-02-intelligence-artificielle-etat-de-l-art-et-perspectives.pdf
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