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BRÈVES

Des abeilles à la pollinisation des cultures

6 juin 2018, Auteur : Bordeaux Business

Ce n’est plus un secret pour personne que de nombreuses plantes ont besoin de l’aide d’insectes ou d’animaux pollinisateurs pour pouvoir se reproduire, de même, que l’être humain a directement impacté cette relation symbiotique et mutualiste à travers son exploitation des ressources naturelles. Cependant, il est un fait qui est moins pris au sérieux : les insectes pollinisateurs disparaissent à grande vitesse, et cela a déjà fortement impacté notre consommation et notre économie.

Les insectes pollinisateurs, une inquiétude persistante 

Il existe à ce jour environ 600 espèces d’abeilles découvertes, mais ce nombre risque de baisser au fil du temps. Déjà plusieurs zones de répartition ont vu des espèces disparaître à cause de l’agriculture et de l’usage intensif de pesticide qui l’accompagne. L’agriculture est l’un des principales facteurs mis en avant dans les causes de disparition des abeilles, la monoculture prive les abeilles d’une variété de pollen et de nutriments pour survivre, et l’usage de pesticide les empoisonnent directement. C’est 300 000 ruches qui meurent chaque année en France, passant de 5% de perte pour les apiculteurs à 30% de nos jours ! Et la France est directement touchée par ces pertes en tant que premier pays agricole de l’Union européenne, et troisième consommatrice de pesticides dans le Monde. N’oublions pas que c’est 35% de notre nourriture qui est dépendante de la pollinisation.

Le rôle des insecticides est directement pointé du doigt. De plus, une récente étude prouve l’inefficacité des pesticides dans l’agriculture. L’étude démontre en effet que l’usage de pesticides n’impactent pas, ou très peu, le rendement des cultures, mais touchent directement les insectes pollinisateurs. C’est à dire que leur usage est doublement nocif, intoxiquant les sols pour peu d’effets sur l’agriculture, et détruisant directement les pollinisateurs des agricultures fruitières.

Dénoncer certes, agir avec circonspection

Les actions pour protéger la richesse écologique se sont multipliés pour préserver entre autres ces insectes pollinisateurs. récemment l’Union Européenne a interdit trois néonicotinoîdes qui étaient présent dans des pesticides et qui ont été jugés dangereux pour les abeilles. Ces substances attaquent directement le système nerveux des abeilles et causent la perte de nombreux essaims. Les ONG se disent satisfaites de cette interdiction mais le travail est encore long car de nouvelles substances chimiques sont créés couramment et intègrent le marché avec des effets néfastes sur le long terme sur l’environnement. Les trois néonicotinoïdes récemment interdit ne disparaîtront pas tout de suite de la nature, ces substances chimiques se répandent dans les sols et rivières et mettront plusieurs années à être absorbés et détruite par la nature.

On dénote de plus en plus de manifestation de soutient au secteur de l’apiculture ou de protection des insectes pollinisateurs. Fin avril, des apiculteurs bretons organisaient une marche funèbre en l’honneur des abeilles mortes à cause des pesticides. Le cortège mené par 300 apiculteurs s’est dirigé vers la chambre d’agriculture régionale de Bretagne,pour dénoncer l’usage massif de produits chimiques et illustrer un secteur très affaiblis.

Répondre aux besoins des agriculteurs par l’innovation

Le projet Osmia répond en effet directement aux problèmes rencontrés par le secteur agricole ces derniers années. L’entreprise propose des solutions innovantes pour augmenter les rendements agricoles. Une de ses idées sont les abeilles sauvages nommées Osmia. Issus d’élevage, des boites remplies de cocons d’abeilles sont placés dans des zones agricoles qui souffrent du manque d’insectes pollinisateurs. Après éclosion les abeilles se disperse dans la zone cultivé. Les résultats sont probants, des cultures plus grandes avec des fruits plus gros.

Ces abeilles se caractérisent par le fait qu’elles évoluent sans reine et de manière solitaire. originaire d’Agen, Osmia travaillent dans tout le sud de la France, son offre intéressent de nombreux agriculteur en Europe. C’est pourquoi l’entreprise a lancé récemment une campagne de crowdfunding pour financer son Pôle R&D.

Une autre entreprise tournée vers les solutions en apiculture s’est fait connaitre au-delà de l’Atlantique, la société Hostabee. La start-up propose des ruches connectés qui analysent en permanence la température, l’humidité et géolocalise la ruche. Ce concept a conquit plusieurs apiculteurs américains qui sont propriétaire pour certains de très nombreuses colonies. Avec l’analyse constante des données liés aux ruches, la start-up souhaite enrailler le déclin des abeilles et aider les apiculteurs à prévoir toute fluctuation de l’état de santé de leurs essaims.

Yoann Saget – Bordeaux Business

Sources:

Communiqué de presse Osmia

Unaf-Apiculture

Maxisciences.com

Etude sur l’impact des pesticides

 

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