La Belgique achète des vignobles Bordelais

Les vignobles bordelais sont connus dans le monde entier pour leur qualité et la richesse du terroir. Plusieurs pays viennent dans la région pour acquérir un domaine, voire plusieurs, à l’image des Chinois, premiers investisseurs dans le secteur (avec 47% des achats étrangers) auxquels on pense spontanément. Mais un autre pays auquel on pense un peu moins prend aussi possession de quelques domaines de grands crus, et représente 21% de ces investissements. Il s’agit de la Belgique, friande des vins Français et plus particulièrement ceux de la région bordelaise.

Les Belges sont à la recherche de belles propriétés viticoles, et sont très sensibles au terroir. Des valeurs sûres, goûts authentiques, ils sont de grands amateurs de vins bordelais et achètent des domaines pour exporter une partie de la production vers leur pays. En effet, les belges sont très attentifs à ce qu’ils achètent, et sont plus enclins à mettre le prix lorsqu’ils sont sûrs de la qualité du vin, qu’ils préfèrent fin et élégant. Le pays est aussi le troisième plus gros marché à l’export des vins de Bordeaux avec un volume de 224 000 hectolitres. En Belgique, la consommation d’alcool et la communication autour des vins et d’autres alcools n’est pas la même qu’en France : en effet, la loi Evin française n’a pas d’équivalent en Belgique.

Les domaines bordelais ont eu des propriétaires successivement français, anglais, allemands, hollandais ou chinois.

Justin ONCLIN ou encore Éric ALBADA-JELGERSMA sont par exemple les propriétaires respectifs des domaines Villemaurine (Grand Cru Classé Saint-Emilion) et Giscours (Grand Cru Classé Margaux), mais ce ne sont pas les seuls acquéreurs de domaines viticoles : nous pourrions aussi citer Michel CHOQUET, propriétaire du Château Lagrange Les Tours depuis 2001, ou encore Albert FRÈRE, propriétaire du célèbre domaine Cheval Blanc qui est le premier Grand Cru Classé de Saint-Emilion. Et l’achat de tels domaines devient un patrimoine, un héritage et une passion du vin qui se transmet de génération en génération, même dans le “Plat Pays”.

Le bordelais s’internationalise, sur 10 000 domaines, plus de 200 ont été rachetés par des riches étrangers, et cela ne va pas s’arrêter. La crise économique a freiné les investissements étrangers dans les domaines viticoles français, sauf pour les vignes bordelaises qui ont vu leurs rachats augmenter de plus de 66%: 80 entre 2006 et 2010 contre 120 entre 2011 et 2015, chiffres principalement dûs aux Chinois, qui rachètent les domaines et châteaux bordelais depuis quelques années.

AK – Bordeaux Business

Sources :
France 3 Région
Vin de propriété