Il y a quelques années encore, au lancement des soldes, dans la rue ou aux informations, nous avions l’habitude de voir des rassemblements impressionnants devant des grilles de magasins encore closes, des personnes arrivées tôt pour être les premières à acheter des produits moins chers. Cette année, bien que la bise ait tardé à venir, la foule ne semble pas se presser…

Aujourd’hui, avec l’engouement des sites internet permettant l’achat en ligne, sans bouger de son canapé, le manque de temps (et parfois d’envie) des clients a tendance à se solder par un achat par internet. Amazon, Cdiscount et autres ont imposé leurs modèles : large choix, meilleurs prix, rapidité de livraison, simplicité des commandes… Pour certains sites, les arrivages, les promotions sont permanentes et ont habitué, voire saturé, les clients, les désensibilisant à la promotion. Reste le jeu de la rareté : l’écharpe qu’un client a vue sur un site bénéficie d’une réduction de 20%, et en plus c’est la dernière ! De quoi donner l’envie d’acheter avant que le produit ne lui échappe….

Ce phénomène marketing a tendance à bien fonctionner en ligne, au détriment des boutiques physiques qui constatent une baisse de leurs ventes sur les périodes de soldes, ou lors des fêtes de fin d’année. Ils sont plus habitués à profiter des soldes quasiment toute l’année. La volonté de faire des économies en terme de temps et de dépenses  a vraiment fait la différence entre les sites de e-commerce et les magasins physiques. Avec toutes les réductions que reçoivent les clients par internet, les dépenses moyennes par foyer ont tendance à baisser, car ils peuvent filtrer leur recherche, réfléchir, revenir… Alors que dans un magasin, le client peut acheter un produit qui n’était pas prévu, ou un achat compulsif. Les clients ont inconsciemment trouvé la parade en « boycottant » simplement les rayons, ce qui peut expliquer la tendance des grandes surfaces à de plus en plus « mélanger » les rayons à l’accueil du magasin ou en tête de gondole.

Certains produits sont cependant plus achetés dans les magasins que sur internet, comme les produits cosmétiques que les clientes aiment tester, mais aussi pour le service client avec le conseil des vendeurs, chose qui est plus difficile sur internet, même si les pure players compensent de plus en plus avec les chatbots.

A Bordeaux, les personnes s’étant déplacées dans les grands centres commerciaux ou Rue Sainte-Catherine n’ont pas été bousculées comme d’habitude, et ont pu réaliser leurs achats en toute tranquillité pour les fêtes. Les soldes d’hiver ne semblent pas pour le moment les émoustiller davantage. La donne a changé, à nous de nous réinventer pour « trouver les bons remèdes ».

 

AK/AZ – Bordeaux Business

Sources :
Info Arte