L’évolution des comportements face au marché de l’immobilier en France

L'évolution des comportements face au marché de l'immobilier en France

L’évolution des comportements face au marché de l’immobilier en France

Entre 1968 et 2013, la population française a connu une croissance importante. En effet, selon l’INSEE, elle a augmenté de 14 millions d’habitants soit 28% d’augmentation (1). La quantité de construction de logements a alors dû énormément s’accélérer pour répondre à l’accroissement conséquent du nombre d’habitants en France. Ainsi, entre 2000 et 2016, 300 000 à 500 000 logements ont été construits chaque année (1). Alors que le principal critère des acquéreurs de logements concernait généralement le prix auparavant, il a bien évolué aujourd’hui. En effet, le comportement des acheteurs en immobilier en France a très largement inclus de nouvelles valeurs et de nouvelles priorités. 

Les nouveaux critères de recherche de logement en France

Les critères des acquéreurs de logements concernent le prix évidemment, mais également le voisinage, le confort, la localisation, l’intensité de la sociabilité, la politique sociale et de la ville, etc… 

Tandis que le prix était l’un des principaux choix de l’achat ou non d’un logement il y a des dizaines années, il n’est cependant plus le premier critère des acquéreurs actuels en France. 

De nos jours, le critère primordial concerne la localisation (1). En effet, les futurs acheteurs ne font pas l’impasse sur l’emplacement de leur habitation. 

La localisation est responsable de l’éloignement ou de la proximité des acheteurs quant à leur lieu de travail ou encore l’école, le lycée ou les établissements d’enseignement supérieur de leurs enfants. En effet, aujourd’hui, les Français semblent plus sensibles à leur budget dédié aux transports en commun et à leur temps de trajet pour se rendre à l’école ou au travail. Ce budget et cette proximité ne sont pas jugés plus important que le prix du logement mais entre en grande partie dans sa considération. 

La population française porte également bien plus d’intérêt à son environnement voisinal et social de son lieu d’habitation qu’avant.  

Les critères de localisation d’achat d’un logement varie aussi en fonction de l’âge et du statut de chaque habitant. Par exemple, les retraités cherchent davantage des lieux climatiques tempérés pour acquérir un logement plutôt qu’une grande proximité aux écoles. 

L’un des principaux critères appréhendés de nos jours dans la recherche d’un logement concerne aussi le confort. Les populations modestes qui peuplaient majoritairement les centres de villes dans les années soixantes s’installent désormais dans des zones plus éloignées du centre-ville voire dans des zones rurales. La qualité de vie est maintenant un paramètre très important à prendre en compte. Le calme et la tranquillité plutôt que le bruit du trafic pèsent beaucoup dans la balance des Français de classe modeste. 

Deux comportements se distinguent également entre les familles, les couples et les célibataires. Les familles cherchent un lieu d’habitation éloigné de la ville afin de pouvoir s’offrir un logement dont la surface sera plus importante avec plus de pièces plutôt qu’une habitation en plein centre-ville qui fournira ces mêmes critères à un prix nettement plus élevé.

Les couples sans enfants et célibataires se localisent plus généralement en ville dans un appartement et privilégient la proximité aux lieux publics locaux plutôt que la la surface d’habitation. En effet, leurs attentes dans leur recherche de logement ne portent pas sur la surface, le nombre de pièces ou la possibilité d’avoir un jardin. Elles portent majoritairement sur la praticité, la rapidité et la proximité. 

Chaque habitant, en fonction de sa classe sociale et de son statut relationnel et professionnel, entraîne ses contraintes et ses critères. 

Cela induit ainsi une répartition très nette des Français entre zone rurale et urbaine. En effet, à ce jour, 80 % de la population française réside en milieu urbain. Ce dernier reste toujours bien plus plébiscité que le milieu rural.

Les acquéreurs bordelais reprennent la main sur l’immobilier

En 2018, les limitrophes de Bordeaux comme les communes de Pessac et Mérignac font parties des trois plus fortes hausses en volume de vente de logements mesurées dans 81 villes françaises sur un an (2).

Le marché immobilier de la Gironde a créé une forte attractivité autour de Bordeaux car il rassemble de nombreux critères principaux comme la commodité, l’accessibilité des transports en commun et propose un large choix d’accès aux études supérieures et à l’emploi. 

Le prix des logements anciens a augmenté de 18% sur l’année 2018 (2), alors que les prix sont restés stables sur les logements neufs, sur la métropole bordelaise. 

Les écarts entre les budgets envisagés anticipés pour l’achat d’un logement et les prix pratiqués arrivent tout de même à se rejoindre. Seul la ville de Talence imposent des prix supérieurs à la moyenne. Les acquéreurs doivent donc envisager une rallonge pour espérer devenir propriétaire dans cette ville, selon une étude de la plateforme d’achat immobilier Bien Chez Soi. 

Sur la métropole bordelaise, deux comportements se distinguent également. Les familles privilégient plutôt leur implantation dans les communes de Pessac et de Mérignac pour favoriser l’épanouissement de leurs enfants avec la possibilité d’avoir une surface plus importante et un jardin. 

Les couples sans enfants et les célibataires bordelais adoptent le même comportement que les couples sans enfants et célibataires français, c’est-à-dire qu’ils préfèrent généralement habiter un logement directement dans la ville de Bordeaux afin de favoriser la proximité des lieux qui rythment leur quotidien. La praticité est alors privilégiée au confort. 

Le marché de l’immobilier, après avoir essuyé la crise de 2008 comme de nombreux autres secteurs, a connu de nombreux changements. Il a sû largement se relever avec l’arrivée des baby boomers. La croissance de la construction des logements a alors largement augmenté et les besoins des habitants dans le même intervalle. Le budget est passé d’un critère de premier rang à un critère de second rang. La localisation s’installe désormais à la première place, suivie de près par le confort et la qualité de vie que fournit le logement. Alors que le marché de l’immobilier se porte bien aujourd’hui, il est possible qu’il rencontre une nouvelle période compliquée avec le départ des boomers qui avancent bientôt dans leur soixante-dizaine…

Kim GABORIEAU – BORDEAUX BUSINESS

SOURCES

https://bientotchezsoi.com/

  1. Les conditions de logement en France de l’INSEE et de la Statistique Publique de 2017 : file:///home/chronos/u-7e2588758965556243ea74a8d2343b02b11cd5d2/MyFiles/Downloads/LOGFRA17%20(1).pdf
  2. Les marchés immobiliers de Gironde de la Chambre des notaires de la Gironde de 2019 : https://chambre-gironde.notaires.fr/wp-content/uploads/2019/02/Gironde-Dosssier-de-presse-Fe%CC%81vrier-2019-VF.pdf
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