L’immobilier bordelais fait sa rentrée

Un porte clef en forme de maison symbolise 'accession à un bien immobilier

L’immobilier bordelais fait sa rentrée

Alors que la Nouvelle-Aquitaine attire de nombreux candidats à la mobilité géographique, Bordeaux se distingue non seulement en termes d’emploi mais également dans le secteur de l’immobilier. En 2019, elle constitue la deuxième ville la plus chère de France. Pourtant la dynamique de prix n’est pas la seule explication. Etant donné que le territoire néo-aquitain présente un important indice de mobilité professionnelle interrégionale, Bordeaux dispose de solides atouts pour continuer sur sa lancée. Après deux années de hausses consécutives, la marché bordelais est toutefois sur le point d’entamer une stabilisation.

Immobilier bordelais, le début d’une phase de normalisation

En 2017, Bordeaux a connu une envolée des prix du m2 due notamment à une explosion de la demande et à une hausse brutale des ventes. En 2018, la capitale girondine a accéléré cette dynamique en devenant la deuxième ville la plus chère de France. En 2019, Bordeaux continue sur cette lancée puisque le prix des appartement de l’hyper-centre bordelais sont toujours à la hausse. Néanmoins, cette croissance s’effectue à un rythme quatre fois moins soutenu, signe d’une première normalisation. En effet, le prix des appartements de la Belle Endormie avait atteint un maximum de 7500-8000 euros/m2. Aujourd’hui, les prix sont davantage stabilisés autour de 4 652 euros/m2. En effet, un début de normalisation s’enclenche sur le marché immobilier bordelais mais avec des nuances selon les communes considérées.

En effet, dans les communes limitrophes à Bordeaux, une tendance baissière est également à l’oeuvre. Alors que le transfert de la demande de l’hyper-centre bordelais en termes d’immobilier vers les communes périphériques de la capitale girondine est à l’oeuvre, cette répercussion de la demande ne se traduit pas par une inflation des prix. A titre d’exemple, la commune de Pessac voit ses prix immobiliers reculaient de 3,7 % tandis que la commune de Mérignac, qui est pourtant en plein développement, s’inscrit dans la même dynamique avec un baisse des prix de 0,7%.

Une normalisation à relativiser

Si on observe un début de processus de normalisation sur le marché immobilier bordelais, les prix restent quand même très élevés. En effet, un ménage moyen bordelais ne peut obtenir que 63,5 m2 contre 69,2 m2 pour la moyenne nationale en France. Actuellement et ceci dans la préfecture de la Gironde, un appartement revient 3,8% plus cher qu’en 2019, contre quatre fois ce pourcentage en 2018. Ensuite, si le prix au m2 des terrains à bâtir en Nouvelle-Aquitaine perd 13%, le prix des appartements anciens lui augmente toujours, à hauteur de 3% en 2019. De plus, la capitale girondine conserve des spécificités au niveau national puisque les studios s’y vendent très rapidement, compter 51 jours contre 74 jours en moyenne nationale. Ainsi, Aurélie Monnereau, Manager de l’Atelier Capifrance à Bordeaux, situé au 5 rue du Chapeau Rouge, remarque que les biens en très bon état sont toujours autant prisés et vendus dans des délais records tandis que pour les biens qui nécessitent des travaux, la durée de vente augmente mathématiquement.

Ce fort dynamisme bordelais se retrouve en termes d’emploi puisque la Région Nouvelle-Aquitaine a gagné deux points de pourcentage par rapport à 2018 en termes d’attractivité des candidats à la mobilité géographique. Dans cette perspective, 80% des acteurs du secteur immobilier envisagent de recruter à court et moyen terme. A ce titre, Capifrance a développé plusieurs façon de travailler en tant que conseiller immobilier afin d’attirer des candidats de qualité. Ainsi, en tant que conseiller immobilier indépendant, il est possible de travailler sous le modèle des “home office” qui assure une grande flexibilité, mais également en coworking avec des espaces collaboratifs pour travailler à plusieurs autour des métiers de l’immobilier. Enfin, les Ateliers Capifrance, sont également une autre approche du métier de conseiller immobilier puisqu’ils offrent la possibilité de travailler main dans la main avec une équipe au quotidien. Cette ADN, Capifrance l’a développé depuis ces débuts, puisque le réseau Capifrance est né en 2002 de la volonté de réunir des conseillers immobiliers indépendants sans agences.

Malgré le début d’un processus de normalisation sur le marché de l’immobilier bordelais, les prix au m2 des appartements bordelais suivent des tendances spécifiques sur le neuf et l’ancien : une relative stabilité concerne avant tout le neuf tandis que le prix de l’ancien ne cesse de croître. Des divergences sont également notables du point de vue des communes de Bordeaux Métropole. Les communes de l’ouest bordelais, telles que  Mérignac et de Pessac, s’en sortent très bien grâce à leur desserte par le tramway et leur attractivité. De quoi présager une belle consolidation du marché jusque-là haussier. 

Justine ANGIBAUD

Sources :

Indice de mobilité professionnelle interrégionale 2019, HelloWork

Dossier de Presse CapiFrance
Dossier de Presse, Les marchés immobiliers, Gironde, février 2019

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