La carte à puce est omniprésente dans notre quotidien : carte bancaire, carte vitale, carte de transport, badge d’accès à un bâtiment, carte SIM dans la téléphonie mobile… Si aujourd’hui nous ne pouvons pas nous en passer, cette petite carte, à sa création, a mis un temps fou à se frayer une place sur le marché.

La première carte à puce a vu le jour en 1974, grâce à un français, Roland MORENO. Cet inventeur qui aimait créer toutes sortes de choses a créé sa propre entreprise, Innovatron, un an avant la création de sa vie, la carte à puce (qui ne possédait à l’époque évidemment pas de microprocesseur). Le potentiel d’une telle invention n’est pas immédiatement décelé par les banques et les possibles investisseurs rechignent à aider MORENO dans la diffusion de sa carte à puce. Les ventes ne décollent pas.

Ce n’est que 10 ans plus tard, en 1984 que la carte à puce fait sa percée, grâce au marché de la téléphonie mobile en France.

Le succès des cartes à puce a été tel à ce moment que bon nombre d’entreprises ont voulu en revendiquer la paternité, mais Roland MORENO a toujours eu gain de cause, et a déposé un certain nombre de brevets… 45, jusqu’à sa disparition, en 2012.

Aujourd’hui, le concept de la carte à puce est retombé dans le domaine public, et à travers le monde, de nombreuses améliorations ont été apportées pour simplifier le quotidien de tous, comme la possibilité du paiement sans contact, ou encore la réduction de la taille des puces (invention de la micro et de la nano-sim pour les téléphones portables), mais aussi l’augmentation de la capacité de stockage de données.

En Aquitaine, et notamment à Bordeaux, des entreprises sont spécialisées dans la conception de petites cartes électroniques de pointe, à l’image de EMS Proto, qui a récemment effectué une levée de fonds pour optimiser encore plus sa capacité de production et ses rendements, tout en poussant la qualité de ses productions avec l’achat d’une machine à rayons X capable de déceler des défauts minimes, impossibles à voir à l’oeil nu ou avec des machines « classiques ». Cette entreprise de Martillac fabrique des pièces sur-mesures selon les besoins de ses clients et les livre très rapidement. Il s’agit d’une entreprise qui a une demande importante dans la région, mais aussi dans le reste du territoire français, et même au-delà de ses frontières.

Bref, les petites révolutions technologiques liées à cette invention 100% française n’ont pas fini de changer notre quotidien, pour nous permettre de réaliser beaucoup plus de choses avec ces cartes à puce. Une chose est sûre, elle sera toujours plus optimisée et capable de stocker des données de plus en plus nombreuses.

AK – Bordeaux Business

Sources :
Inpi.fr
Exploratheque.net