Bordeaux est une ville traversée par la Garonne. Pour relier la rive droite et la rive gauche, les personnes empruntent les ponts qui ont été construits le long des rives, que ce soit à pied, en tramway, en vélo, en voiture ou en bus.

Pont François Mitterrand, Pont de Pierre, ou encore plus récemment les ponts Chaban-Delmas et Simone Veil (projet), ce sont quelques noms parmi les ponts qui permettent aux bordelais de circuler très facilement, et ils sont souvent présents sur les photographies qui représentent la ville.

L’un des ponts emblématiques de Bordeaux, le Pont de Pierre, est sans doute le pont le plus connu de la ville. Reliant le centre de la rive Gauche à la rive Droite, ce pont était emprunté tous les jours par 5% de véhicules en tous genres, ce qui provoquait, malgré le taux assez faible, des ralentissements, un encombrement des routes en heure de pointe, et une pollution de surcroît. Bordeaux Métropole, a donc décidé de fermer le pont à toute circulation autre que transports en commun et cyclistes, qui représentent la majorité des utilisateurs du pont.

Cette nouvelle réglementation de circulation s’applique depuis le 1er Août 2017, à l’essai pour une période allant jusqu’au 30 Septembre 2017. Si elle est concluante, la ville envisage de rendre cette règle permanente, afin que les automobilistes ne puissent plus passer sur le Pont de Pierre, et donc désengorger le trafic urbain, pour inciter les bordelais à prendre les transports en commun pour se déplacer dans la ville.

Une initiative qui est accueillie de manière mitigée pour certains, qui doivent emprunter un nouvel itinéraire, parfois un peu plus long pour rejoindre leur lieu de travail. Cela relance aussi la question du covoiturage : en effet, dans 74% des cas, les automobilistes qui traversent le pont de pierre étaient seuls dans leur véhicule. De plus, pour 40% des automobilistes, les déplacements qui nécessitent de prendre le pont sont au cœur même de la ville de Bordeaux intra-muros. Un déplacement qui peut être facilement réalisé en transports en commun, car la ville est très bien desservie.

Enfin, le choix de cette période de test a été pensée judicieusement: la métropole a lancé l’opération au mois d’Août, car il s’agit de la période où le trafic automobile est le plus faible dans la ville, dû notamment aux vacances estivales, et où les trajets en vélo sont les plus fréquents. Cela permet donc de voir si il est facilement envisageable de mettre en place de manière plus pérenne cette opération.

 

Audrey Kozaczka – Bordeaux Business