Programme TV ingénieur grille programme

Le programme TV, un business toujours d’actualité ?

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Les programmes TV ont fait leur apparition dans les années 60. Ce sont désormais les magazines les plus achetés ces dernières années, avec plus de 4 277 829 magazines vendus pour TV Magazine en 2019 (1). Ainsi, l’abonnement annuel est abordable, variant de 30€ à 80€ par an, pour un exemplaire reçu tous les mois. En 2018, Télé 7 Jours notamment, édité par la société CMI Digital, affichait un chiffre d’affaires annuel de 17 261 200 € (2). De son côté, Télé Loisirs, édité par PRISMA MEDIA, déclare un chiffre d’affaires 2018 à hauteur de 376 870 100€.

Le business du « ce soir à la TV », un challenge dans la durée

Les programmes TV représentent une part importante des ventes de presse écrite en France. En effet, sur l’année 2019-2020, TV Magazine est en tête de liste , suivi de près par Télé 7 Jours (1). Ainsi, malgré la fermeture des kiosques et donc une chute des ventes due à la crise sanitaire, les journaux TV restent en pôle position des ventes de presse. Si les ventes de presse TV en kiosque se sont effondrées ipso facto lors des fermetures, les visites et abonnements en ligne ont augmenté.

Le business du “programme TV” semble ne pas lasser. Depuis 1987 par exemple, TV Magazine, en supplément de France-Soir, ou du Figaro, affichait près de 30 millions de chiffre d’affaires, avant son rachat par le Groupe Figaro. L’arrivée de la VOD, permettant l’achat de film pour une durée limitée en France, il y a plus de vingt ans (2), n’a pas semblé avoir d’impact sur le business des programmes TV. La pratique, à la marge, n’a pas détrôné l’audience des chaînes classiques, et donc le besoin des téléspectateurs de savoir “ce qu’il y a à la télévision ce soir?”. Le déploiement massif de la sVOD a cependant changé quelque peu la donne, puisque les usages, d’autant en cette période de post-confinement, semble en avoir été durablement impacté.

Face à cela, le business du “programme TV” a dû se renouveler et élargir notamment son contenu.

Le programme TV, un business qui se met à la page au regard des nouveaux usages, comme la sVOD, fonctionnant sur catalogue plus que sur grille de programmes

Mettre en avant les catalogues sVOD, un virage réussi pour le business du programme TV

En 2010, Netflix lance sa plateforme de vidéos par abonnement (sVOD), permettant de regarder des programmes en illimité, en payant de manière mensuelle. Ainsi, les sVOD sont nombreuses : Netflix, Amazon Prime, OCS, Canal + et plus récemment Disney +. L’abonnement varie de 7€ à 70€ et permet un accès illimité à un catalogue mais également à des productions dédiées. 

La richesse des catalogues ainsi que les investissements massifs ont permis un essor très important des plateformes de VOD et sVOD. . En effet, Netflix produit des séries, films et documentaires, disponibles uniquement sur la plateforme. Amazon quant à lui propose un service de vidéos par abonnement offert si l’on paye le service Amazon prime. C’est plus récemment Disney+ qui a fait son apparition sur le marché du sVOD. Lancé pendant le confinement, la plateforme propose en exclusivité tous les films, courts-métrages, documentaires et série Disney, Pixar, Marvel, Star Wars et National Geography. 

 Au regard du contenu, pour pérenniser leur business model, les programmes TV (en ligne ou en kiosque), continuent de miser sur la publicité. Il leur faut donc capter et retenir leur audience, notamment en intégrant des actualités sur le sport, le cinéma, les séries… Ils développent également leur offre en proposant des sélections de “programmes” sur les plateformes telles que Netflix, Disney+ … 

Un virage réussi pour continuer de captiver leur audience et pérenniser leur business model au regard de l’évolution des usages de la “consommation audiovisuelle.

Sources : 

(1) ACPM, Classement diffusion presse magazine 2019-2020 

(2) Chiffre d’affaires 2018 CMI Digital, sur Société.com 

(3) MBA MCI, Aux confins de la VOD, de la TV et du Cinéma 

(4) Unifrance, VODEO 

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