Redonner de l’attractivité aux colonies de vacances

Les colonies de vacances sont un moyen pour les enfants de grandir et sortir de leur zone de confort

Redonner de l’attractivité aux colonies de vacances

Alors que depuis quelques années, les colonies de vacances peinent à retrouver les importants taux de fréquentation des années 1960, qui fut l’âge d’or des colonies, aujourd’hui les colonies de vacances souffrent de multiples maux parmi lesquels on trouve des coûts élevés et les craintes de parents. C’est pourquoi, selon une étude de Statista, plus de 45% des Français ne voyaient pas l’intérêt en 2017 d’envoyer leurs enfants en colonie de vacances dans la mesure où ceux-ci étaient disponibles pour s’en occuper. Pourtant, les centres de colonies se sont peu à peu modernisés, certifiant des séjours de qualité pour les enfants. En effet, en plus d’incarner un facteur de cohésion sociale, elles offrent de nombreux bénéfices aux enfants et aux jeunes qui peuvent faire l’expérience le temps de vacances de l’autonomie, mais également s’évader et confirmer une affirmation de soi, dans le respect des autres.

Inverser la tendance baissière

Si aujourd’hui trois fois moins d’enfants partent en colonie de vacances par rapport à 1960, selon le Ministère de la jeunesse et des sports, les centres de colonies en France ont laissé place à un encadrement par des organismes professionnels davantage structurés et sécurisés qu’auparavant. L’objectif est ici fondamental : faire grandir l’enfant dans un cadre mixte, nouveau et sécurisé.

Alors que les colonies de vacances ont longtemps constitués une tradition familiale, désormais elles deviennent pour les parents, une nouvelle occasion d’épanouissement pour leur enfant, à travers la pratique d’un sport ou d’une activité artistique par exemple. La pratique des séjours linguistiques est également l’occasion d’initier un enfant à une nouvelle langue et de le plonger dans un tout autre univers culturel. L’exigence accrue des parents démontrent également que ceux-ci ont de véritables attentes du point de vue du contenu des colonies. Pour que les parents aboutissent à la démarche de réserver un séjour, il faut que l’intérêt pédagogique dépasse largement l’investissement financier réalisé.

Un âge d’or à retrouver ?

Faire partir ses enfants en leur offrir la possibilité de sortir, pendant une ou deux semaines, de leur cocon familial, de leur quartier, de leur quotidien. C’est ce simple constat qu’une initiative gouvernementale, par le biais du Ministère de la Jeunesse,a décidé d’encourager en 2015 par le biais d’une vaste campagne de communication. Cette année encore, le Ministre de l’Education et de la Jeunesse, Jean-Michel BLANQUER, a manifesté sa volonté de soutenir les colonies de vacances et leur utilité. En effet, l’Etat a à coeur d’accompagner la modernisation des colonies afin d’inscrire leur évolution dans le paysage éducatif français.En effet, l’évolution des attentes des enfants et des jeunes se corrèlent désormaux aux nouveaux usages de la technologie. Partir en colonie de vacances leur permet de prendre de la distance vis-à-vis des écrans. En effet, les leviers d’épanouissement des enfants, baignés dans la mondialisation et les réseaux sociaux, ne sont plus les mêmes qu’auparavant. Ainsi, les organismes de centres de vacances pour les enfants prêtent de plus en plus attention aux nouvelles tendances du tourisme, ce qui passe notamment par des collaborations avec de jeunes influenceurs qui les initient auprès de leurs communautés.

Pour autant, la tendance baissière du marché ne laisse rien présager de bon. Pour ne pas péreclitter, les organismes et centres de vacances pour les enfants doivent être attentifs aux tendances du secteur. Parmi ceux qui ont compris le besoin de se renouveler, figure le CEI (Centre d’Échanges Internationaux) qui propose des séjours linguistiques depuis 1947 et des colonies de vacances depuis 27 ans. De ce fait, l’attrait pour les colonies de vacances « thématiques » en France et à l’étranger se confirme. Les colonies de vacances dites « nature » ou « découverte » connaissent ainsi un important taux de remplissage chaque année avec le succès notamment de la colonie « Sur les traces d’Indiana Jones », de la colonie « J’apprends à nager » en période estivale et « A l’école des sorciers » sur la période d’Halloween ou tout simplement de la colonie de vacances « classique » à la mer, proposant des activités nautiques.

C’est pourquoi Thibault Dufresne, Directeur Général du Groupe CEI, Centre d’Echanges internationaux, présente comme primordial la sécurité et la qualité de l’encadrement fourni et de l’accompagnement des enfants. De cette manière malgré une tendance globale à la baisse, le Groupe CEI affiche une augmentation de ses départs en colonie de l’ordre de 28% d’augmentation en deux ans. Le groupe CEI est ainsi fondateur d’un label de qualité tels que l’Office qui intègrent non seulement les séjours linguistiques et les voyages non linguistiques dans leur charte de qualité et imposent des normes d’encadrement strictes ainsi que des contrôles qualité réguliers. Les organismes officiels du secteur tels que l’UNAT sont également proactifs pour rassurer les parents et redonner ses lettres de noblesse aux colonies.

Encore attractive, la colonie de vacances a su accompagner le changement générationnel et ses mutations technologiques. Si la nostalgie véhiculée par les colonies de vacances continue d’opérer, leur fonctionnement n’a plus rien à voir avec la “vieille” colonie, qui a pourtant fait le succès de la chanson de Pierre Perret.

Justine ANGIBAUD

Sources :

Site officiel du Ministère de la Jeunesse

La Ligue Nouvelle-Aquitaine

Statista

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