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La relance par l’apprentissage, fausse bonne idée ou opportunité ?

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jeunes en apprentissage technique

La relance par l’apprentissage, fausse bonne idée ou opportunité ?

L’apprentissage est une formation en alternance, qui permet à un étudiant d’acquérir des compétences à la fois théoriques et pratiques. Il alterne ainsi entre périodes en entreprise et cours. Avec la COVID-19, le schéma habituel et traditionnel se voit bouleversé, et incite à l’utilisation des outils digitaux pour poursuivre une activité à distance. BORDEAUX Business a pu échanger avec Yves HINNEKINT, Directeur Général du Groupe Talis et ancien Directeur d’OPCALIA. Il est également Président de l’association Walt créée par les grands acteurs de l’alternance en France. Il aborde avec nous l’impact de la situation actuelle sur l’apprentissage, et sur les évolutions de ce milieu. 

L’apprentissage, une plus value pour les étudiants et les entreprises

Au sein des écoles supérieures, les propositions de formation en alternance sont nombreuses. Cela permet aux étudiants de conjuguer connaissances pratiques et théorie durant tout leur cursus. Au sein de son réseaux d’écoles, Yves HINNEKINT admet que 95% de ses étudiants suivent une formation en apprentissage. La réforme de l’apprentissage de Muriel PÉNICAUD, initiée en 2018, nourrit plusieurs objectifs. Elle concerne les quelques 412 437 apprentis français, les CFA et les entreprises. Ces mesures ont globalement pour objectif de faciliter le recours à l’apprentissage et sa mise en place. Cette réforme a ainsi eu un impact positif, suscitant l’enthousiasme de tous les organismes concernés. En Nouvelle-Aquitaine, l’apprentissage concerne plus de 38 000 jeunes. La Région propose pas moins de 1800 formations différentes où l’apprentissage est possible. 102 Centres de Formation d’Apprentis accueillent des jeunes qui souhaitent apprendre un métier. Des données qui montrent un réel intérêt pour l’insertion professionnelle.

En effet, l’apprentissage permet à un jeune dès obtention de son diplôme d’être employable. Il dispose d’une expérience professionnelle et d’un socle de connaissance acquis en cours. 64% des jeunes néo-aquitains en apprentissage décrochent d’ailleurs leur premier emploi moins de 7 mois après être diplômé. Toutefois, le schéma classique de l’apprentissage est bouleversé avec l’arrivée du Coronavirus, et l’obligation de se confiner. Cette situation rend la situation économique des entreprises assez difficile, et empêche un grand nombre d’apprentis de poursuivre leur formation professionnelle dans des conditions optimales. Pour les écoles et les entreprises, l’adaptation est alors un passage obligé, où les outils digitaux sont des alliés de taille. Ainsi, nombreux sont ceux qui peuvent poursuivre leur formation dans un cadre nouveau, à distance. La plupart des jeunes, déjà habitués à se servir de ces outils, arrivent à s’adapter rapidement, et être force de proposition. 

Des aides pour relancer l’activité des entreprises et l’emploi des apprentis

Face à la situation inédite que les entreprises traversent, le Gouvernement a mis en place des aides pour favoriser l’emploi. Des aides visant en priorité le recrutement de jeunes en contrat d’apprentissage. Les mesures concernent ainsi les jeunes, les CFA et les entreprises. Le Gouvernement propose donc aux entreprises une prime à l’encouragement versée lors du recrutement d’un apprenti. Elle est de 5000€ si l’entreprise embauche un apprenti mineur, et de 8000€ s’il s’agit d’un majeur. Perçue comme très positive pour relancer l’activité des entreprises, elle a pour vocation d’inciter le plus grand nombre à avoir recours à type de contrats. Cette aide exceptionnelle vaut pour tout contrat signé jusqu’au 28 février 2021. Cela représente alors pour les entreprises une charge financière moindre, et permet de relancer rapidement leur activité. Un véritable avantage, notamment pour des secteurs qui ont plus que jamais besoin de redémarrer. 

Pour les écoles et les CFA, les mesures permettent de laisser davantage de temps aux jeunes pour signer un contrat d’apprentissage avec une entreprise. Il est désormais de 6 mois après la rentrée, contre 3 mois précédemment. Ce rallongement du délai a alors plusieurs avantages. Il permet tout d’abord au jeune de se préparer à ses entretiens, en bénéficiant de plus d’accompagnement de la part de son établissement. Il peut alors arriver dans l’emploi plus sereinement, en laissant du temps à l’entreprise pour mieux le recevoir. Dans le même temps, les CFA s’équipent d’outils digitaux pour continuer la formation même à distance avec les jeunes. Une situation qui fait écho aux cours à distance durant le confinement. Une manière de préparer les jeunes, considérée comme la relève de demain, aux enjeux professionnels…

Sources : 

Interview avec Yves HINNEKINT

Réforme de l’apprentissage – Ce qui change pour les entreprises  : http://www.reformeapprentissage.fr/entreprise/

Ce qui change pour les apprentis  : http://www.reformeapprentissage.fr/apprenti/

Ce qui change pour les CFA  : http://www.reformeapprentissage.fr/cfa/

Jeunes – Nouvelle-Aquitaine – CFA : 102 centres de formation d’apprentis

Ministère du Travail – Aide financière exceptionnelle à l’embauche d’apprentis

Consultante Media pour BORDEAUX Business. Apporter une analyse sur les grands événements business à Bordeaux me tient à cœur. Un travail de recherche intense, sur toutes les tendances du marché local. Avec BORDEAUX Business, je souhaite apporter aux entrepreneurs toutes les réponses pour évoluer sereinement, au gré de l'économie bordelaise.

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