camping-car pour les vacances et le tourisme d'arrière-saison en septembre

Le tourisme d’arrière-saison face aux zones d’alerte

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Le tourisme d’arrière-saison suscite des inquiétudes chez les professionnels du tourisme. Face aux zones d’alertes, aux directives gouvernementales et à une météo incertaine, les indicateurs ne sont pas au vert. Pourtant, le tourisme estival avait dépassé les attentes. Et pour cause, si les Français étaient seulement 53% à partir en vacances en juillet-août, 94% d’entre eux ont opté pour la France (1). Aussi, alors même que le nombre de vacanciers français a chuté de 18 points par rapport à 2019, la fréquentation hors norme sur le territoire national a permi une compensation salvatrice. Toutefois, l’arrière saison, habituellement plébiscitée par les retraités et les salariés sans enfant, semble avoir du mal à garder la tête hors de l’eau. Un constat qui n’est toutefois pas forcément sans appel.

Le tourisme d’arrière-saison marqué par une conjoncture peu favorable

Le mois de septembre 2020 se sera décidément passé bien différemment de d’habitude. Ainsi la recrudescence de cas de Covid-19 ne facilite pas la confiance. Les publics généralement friands de vacances au calme semblent cette année préférer s’en priver. Ou du moins revoir leurs ambitions. Dernièrement, les restrictions dans les villes telles que les couvre-feux des bars et restaurants accentuent davantage le phénomène. Au-delà de ce frein manifeste, c’est aussi un problème de visibilité pour les professionnels du tourisme qui se pose. En effet, alors qu’en temps normal les réservations sont effectuées à l’avance, le Covid pousse à l’ultra dernière minute (1). Pour le tourisme d’arrière-saison, les décisions de partir quelques jours en congés dépendent en premier lieu de la propagation du virus et des zones d’alerte.

En revanche, pas question pour tous les touristes de septembre de renoncer à une pause. Aussi, c’est le format des vacances qui changent. Dans une quête de sécurité, les solutions favorisant le respect des gestes barrières font des adeptes. Ainsi, alors que l’hôtellerie cède un peu de terrain aux locations saisonnières, d’autres possibilités d’hébergement tirent leur épingle du jeu. C’est notamment le cas du camping-car. A titre d’exemple, Camping-Car Park comptabilise une hausse de 21% des nuitées en juillet et août par rapport à 2019 (2). Idéal pour s’isoler tout en voyageant, le camping-car a en effet séduit un grand nombre de nouveaux utilisateurs cet été. En toute logique, la tendance se confirme pour l’arrière saison. En complément, on note une nette préférences des camping-caristes pour les régions avec le plus d’espace. Dans la lignée, les vacanciers choisissent davantage d’éviter celles qui sont le plus touchés, tels que l’Île de France. Ainsi, la Nouvelle-Aquitaine arrive en tête des régions phares pour les camping-caristes. Elle devance alors l’Occitanie et les Pays de la Loire.

retraités profitant du tourisme d'arrière-saison avec des activités et loisirs en plein air
Le tourisme d’arrière-saison en période de Covid-19 favorise les zones natures et les activités de plein-air.

Une arrière-saison au vert pour le tourisme en Nouvelle-Aquitaine

Avec un engouement pour les grands espaces et la nature, le tourisme à la campagne et à la montagne est en hausse sur la quasi-totalité du territoire national. A titre d’exemple, les séjours à la campagnes représentent 30% des vacances des français cette année. Sans surprise, le littoral continue de séduire, malgré une fréquentation déjà très importante. Ainsi, le Bassin d’Arcachon a fait une saison record.

A contrario, le tourisme urbain a passé une saison compliquée. Aussi, en Gironde, le tourisme sur Bordeaux a souffert de la situation. Ainsi, les lieux touristiques culturels tels que les musées municipaux ont rapporté une baisse de la fréquentation (3). De l’ordre de 6,8% alors même qu’ils étaient gratuits jusqu’au 31 août. Il en va de même pour le taux d’occupation des hôtels qui oscille entre 50% en moyenne en juillet et 65% en août. A titre de comparaison, en 2019, le taux d’occupation des étés précédents était plutôt de 80%.

En dehors des grandes métropoles donc, le tourisme estival tout comme le tourisme d’arrière-saison se sont principalement concentrés sur les zones natures. Les activités en plein air ont ainsi pu profiter d’une fréquentation globalement jugée comme satisfaisante par les acteurs du milieu. Permettant de respecter plus facilement les gestes barrières, les loisirs en plein air ont également tiré parti d’une météo plus que clémente pendant la plus grande partie de septembre. En Nouvelle-Aquitaine, c’est le constat fait en Dordogne, ainsi qu’en Gironde avec le Bassin d’Arcachon.  Vélo, canoë, bateau, randonnée, visite guidée… Raconteurs de pays et loueurs de vélo et trottinettes ont ainsi pu profiter d’une saison et d’une arrière saison au delà de leurs espérance. Une bouffée d’air pour le secteur touristique. 

Sources 

(1) ADN Tourisme, « Premier bilan sur la saison touristique 2020

(2) Bilan été 2020 : CAMPING-CAR PARK enregistre + 21% de sa fréquentation

(3) Bordeaux Tourisme & Congrès, “Tourisme dans la métropole bordelaise : août donne une respiration à une saison complexe et une arrière saison incertaine”, 3 septembre 2020

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