La fibre optique illustre la technologie moderne des ordinateurs

Transfert de technologie, Poitiers entame son développement

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Le transfert de technologie au coeur du débat. Il peut concerner différents aspects. Soit il traite de technologies nouvelles soit de technologies mûres qui ont déjà fait leurs preuves. Un transfert ne se fait pas n’importe comment. Il convient de mettre en place les conditions de ce dernier. En effet, il faut penser à la propriété industrielle ou alors a des partenariats durables et stables. Il peut également concerner des services ou des méthodes.

Ainsi, c’est un échange entre deux acteurs. Il permet aux entreprises de s’adapter au contexte plus rapidement avec de nouvelles compétences. Alors, des actions de soutient à la recherche et l’innovation au sein des entreprises voient le jour. L’Etat français a fait notamment le choix du Programme d’Investissement d’Avenir. Depuis 2017, le 3ème volet du programme a été lancé avec un budget de 10 milliards d’euros sur trois domaines. Parmi les domaines on retrouve l’enseignement supérieur et recherche, la valorisation de la recherche, l’innovation et développement des entreprises. 

Par exemple, ce programme a permis de financer Poetis. C’est un projet bordelais de bio-impression laser de tissus vivants. Poetis a notamment fini lauréate de la première phase du Concours mondial de l’innovation dans la catégorie médecine personnalisée. Pour permettre des économies, le transfert technologique est au coeur de ces programmes. Ce procédé est un enjeu régional. L’objectif est de faire de la recherche publique un moteur de croissance. Il doit aussi bien se porter sur l’innovation que sur la création de valeur pour les entreprises du numérique.

 

L’Agence Aliénor Transfert, une société d’accélération

 

En 2012, les sociétés d’accélération du transfert de technologies (SATT) ont vu le jour sur le territoire national. Sur une échelle plus locale, la SATT Grand Centre a cessé ses activités en 2018 suite à des résultats insuffisants. Avec des coûts et une taille importante, la Nouvelle-Aquitaine a décidé de mettre en commun les domaines de la chimie verte, la bio-santé, les transports et sciences humaines. Les domaines se retrouvent au sein d’un même lieu : l’Agence Aliénor Transfert. Il s’agit d’un véritable ensemble avec plus de 45 000 étudiants, 1800 chercheurs, 65 laboratoires de recherches et plus de 20 plateformes technologiques. Son lancement le 1er septembre 2019 doit pouvoir répondre à une logique de territoire. En effet, elle regroupe différentes universités. Parmi ces dernières celle de Limoges, de Poitiers, l’Isae-Ensma, le CNRS, la COMUE Léonard de Vinci et la Technopole Grand Poitiers.

Son domaine d’intervention couvre ainsi le territoire Nord de la Région Nouvelle-Aquitaine soit 1,9 millions d’habitants. Ses objectifs sont multiples. Il sont dans la détection de projets porteurs dans les laboratoires de recherche mais aussi dans la facilitation d’accès des entreprises. Sa mise en activité doit donc pouvoir créer de conjugaisons territoriales. Pour cela il convient de mettre en commun les collaborations entre entreprises et recherche. Il faut aussi en favoriser les liens entre doctorants et entreprises.

 

La Nouvelle-Aquitaine, un atout proximité au service du transfert de technologie

 

L’exemple de l’Agence Aliénor Transfert illustre parfaitement la volonté derrière le programme régional déjà existant. En effet, selon El Mustapha Belgsir, vice-président de la communauté urbaine de Grand Poitiers et de sa technopole, la proximité est un atout crucial dans l’accompagnement de l’innovation aux entreprises. La Nouvelle-Aquitaine recense 34 cellules et plateformes de transfert de technologie pour mettre en avant la recherche publique. L’Adera, est une structure privée sous forme association loi 1901 fiscalisée. Elle a ainsi mis en place la “cellule de transfert de technologie” pour répondre de façon plus précise aux besoins des entreprises.

En parallèle, La Rochelle Université et la SATT Aquitaine Transfert ont annoncé un partenariat en mai 2019. En effet, suite à la décision du Premier Ministre d’allouer 1,5 milliard d’euros pour le Plan des Investissements d’Avenir, il est opportun de développer un plan d’affaires. Il permettrait une collaboration dans le management de la propriété intellectuelle et le transfert. Plus largement, cet accord de partenariat répond au projet de La Rochelle Université CampusInnov. Ce dernier concerne les domaines de l’immobilier, de l’entrepreneuriat, du transfert de technologie et du business development. Ces divers rapprochements font ainsi écho à une logique de cohérence de l’innovation à l’échelle de la région Nouvelle-Aquitaine.

 

Les sociétés d’accélération du transfert de technologie ont un objectif central. Il s’agit de favoriser ce dernier dans la recherche publique vers les entreprises. Pionnière de la dynamique « Nouvelle France Industrielle », la Nouvelle-Aquitaine affiche une ambition double. En effet, en février 2014 le programme régional “Usine du Futur » a vu le jour. La région de la Nouvelle-Aquitaine montrer son envie de construire une stratégie de marketing territorial en termes d’excellence de la recherche régionale. Des orientations d’actions restent cependant à faire aboutir. Il peut, par exemple, être pertinent mettre en avant la mutualisation des efforts de recherche des PME. Il faut dire que ce sont ces dernières qui forment l’ économie principale du territoire de la région.

Justine ANGIBAUD

Sources :

Site officiel de l’Université Léonard De Vinci

Site officiel de l’Adera

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