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Travail temporaire : un début d’année 2021 difficile

Le travail temporaire connaît une situation complexe avec la pandémie de COVID-19 qui impacte tous les secteurs d’activité. Une baisse générale dans l’ensemble des régions démontre bien la fragilité de quelques métiers, et à l’inverse la montée en puissance d’autres. La pandémie, les confinements et couvre-feux jouent sur les résultats des entreprises, et également sur leurs effectifs, plus particulièrement sur les contrats de travail temporaire comme l’intérim. Comment cette situation se retranscrit-elle, alors que la France commence seulement à relancer l’activité de secteurs en souffrance ?

Le travail temporaire, un type de contrat réputé 

En janvier 2021, 620 851 personnes bénéficient d’un contrat de travail temporaire, ou d’un CDI en intérim. Par rapport à la même période en janvier 2020, cela représente 32 000 emplois de moins, soit une baisse nette de 4,9% de contrats en équivalent temps plein. Il s’agit déjà d’un constat révélateur quant aux impacts directs de la pandémie sur le travail, tous secteurs d’activité confondus. 

Si l’on se penche plus en détail sur les principaux secteurs d’activité, il est facile de constater que certains secteurs émergent… Et prennent même de l’ampleur, à l’instar de la logistique et des transports. En effet, entre janvier 2020 et janvier 2021, le secteur connaît une augmentation de ses effectifs en travail temporaire de 8,8%. Cela s’explique notamment par l’essor du e-commerce en période de confinement, lorsque les commerces non-essentiels ne pouvaient ouvrir. 

transport camion logistique
La logistique est l’un des rares secteurs à croître en 2021.

Depuis le début de la pandémie, marquée par la début du confinement en mars 2020, ce secteur impulse de nouveaux métiers, et contribue à dynamiser des secteurs tout entiers. En revanche, d’autres secteurs n’ont pas cette chance, et connaissent une baisse importante de leurs contrats de travail temporaire. Les services et le commerce connaissent par exemple une baisse respective de -5,6% et de -11,4% de leurs effectifs.

En février 2021, le constat se poursuit. La logistique continue sa croissance, mais à un rythme plus lent que le mois précédent (1,1% par rapport à février 2020). En janvier 2021, le nombre de contrats de travail en intérim connaissait déjà une baisse forte. Une baisse encore plus importante en février 2021, à -8,4%. Le durcissement des mesures sanitaires justifie aussi ces mauvais résultats, le pays étant toujours au cœur de la crise sanitaire… Qui tend alors à devenir une crise économique. 

En région, le travail temporaire évolue à son rythme

Les tendances globales du travail temporaire en France tous secteurs confondus sont globalement à la baisse. Hormis quelques secteurs qui prennent de l’ampleur, la grande majorité subit les contraintes sanitaires et les confinements. Mais si l’on se penche sur la situation région par région, les disparités sont plus nettes.

Par exemple, sur l’ensemble de la France, deux régions connaissent une légère croissance. Les Hauts-de-France (+0.4%) et le Centre Val de Loire (+0.3%) continuent à recruter des contrats de travail temporaire… Tandis que l’Île de France est la région la plus touchée en janvier 2021 avec une baisse de -14.2% du nombre d’emplois de cette catégorie. En février 2021, la région reste la plus impactée, avec un écart qui se creuse davantage, à -17.8% par rapport à février 2020.

La Nouvelle-Aquitaine connaît aussi une baisse du nombre de contrats de travail temporaire, mais moindre par rapport à l’Île de France. Une baisse de -3.9% en janvier 2021 par rapport à janvier 2020, puis de -7.4% en février 2021 par rapport à février 2020. La grande région s’appuie sur des secteurs clés, impactés par la crise sanitaire. On peut parler des services et du commerce notamment. 

Commerce vente boutique magasin
Le commerce souffre du confinement et des couvre-feux.

La Nouvelle-Aquitaine rassemble 7,9% des CDI en intérim français, qui compte à l’échelle du pays 46 060 contrats en équivalent temps plein. Mais comment évolue l’activité dans la région, secteur par secteur ? 

Sans surprise, comme pour les tendances générales, le transport connaît une hausse importante de +23.2% par rapport à janvier 2020. Le commerce, impacté par les fermetures sanitaires, enregistre une baisse de -9,3%, suivi par les services (-5.3%) et le BTP (-4.6%). Trois secteurs qui jouent un rôle essentiel dans l’économie régionale. 

Les départements néo-aquitains divisés

La Nouvelle-Aquitaine est la plus grande région de France. Mais quelle est la situation du travail temporaire dans les différents départements ? Quels sont ceux qui s’en tirent le mieux, et au contraire, ceux qui rencontrent le plus de difficultés ? 

En janvier 2021, les départements qui connaissent une croissance de leurs contrats de travail temporaire sont la Creuse et la Corrèze, avec respectivement une croissance de 10% et 7%. Ils restent d’ailleurs les plus dynamiques de la région en février 2021, avec une croissance respective de 8.9% et 7.6%. 

En revanche, les départements qui détruisent le plus de contrats faute de pouvoir employer correctement sont en janvier la Charente Maritime et la Gironde; avec une diminution de -10% et -6.5%. En février 2021, la Gironde connaît la plus forte baisse avec -13.3%, suivie par les Landes avec -13%. La relance de l’activité va t-elle aider à retrouver des tendances positives pour les différents territoires ? 

Sources : 

Baromètres Prism’emploi. Communiqué de presse publié le 15 avril 2021

Nouvelle-Aquitaine – Prisme Prism’Emploi

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