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Vers une transition énergétique impulsée par l’hydrogène

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Avion à hydrogène en vol

Vers une transition énergétique impulsée par l’hydrogène

L’hydrogène pourrait bien être un vecteur d’évolution et de révolution environnemental et énergétique. Le changement climatique est le plus grand challenge de notre génération. Chaque secteur de l’économie et de l’industrie participe à la dégradation du climat. Il est donc plus qu’urgent d’inverser cette tendance et de trouver des alternatives aux énergies fossiles polluantes. Dans une logique de transition écologique et énergétique, les entreprises ont donc tout intérêt à s’orienter vers les énergies dites vertes. Parmi elles, l’énergie biomasse, solaire photovoltaïque, hydraulique mais également l’hydrogène si il se traite par électrolyse de l’eau. Ce dernier paraît donc être le vecteur d’énergie principal pour une transition écologique optimale.

L’hydrogène dans une logique de transition énergétique

De nos jours, 900 000 tonnes d’hydrogène sont annuellement produites et consommées dans le secteur de l’industrie. Cet élément est le plus léger de l’univers mais également le plus abondant. Il se trouve notamment dans l’eau, dans l’atmosphère et dans les étoiles. L’hydrogène industriel provient en effet de ressources fossiles. En effet, il est issu à 95% de gaz naturel et entraine 7,5% des émissions de gaz à effet de serre dans l’ensemble du secteur industriel en France (1). Il sert presque exclusivement à des usages industriels dans la chimie et le raffinage. 

Néanmoins, pour que l’hydrogène soit considéré comme une énergie dite “propre”, il doit être produit par électrolyse de l’eau. Cela avec une électricité d’origine renouvelable. Ainsi, l’hydrogène est convertible en électricité par le biais d’une pile à combustible. C’est pour cette raison qu’il est le vecteur d’un avenir plus durable : il constitue une alternative aux énergies fossiles et polluantes. Cependant cela n’est pas à moindre coût. Ainsi, les coûts de production sont 2 à 3 fois supérieurs à ceux obtenus par le reformage au gaz naturel. 

De plus, le Plan de Relance a pour projet la décarbonation de l’industrie. De ce fait, 1,2 milliards d’euros seront investis d’ici 2022 afin de favoriser cette transition (2). Le but étant de moderniser l’industrie afin de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre. Pour favoriser la décarbonation, des appels à projets et appels à manifestation d’intérêt ont été mis en place (3). Ainsi, certaines entreprises telle que Airbus ont décidé de suivre ce développement et d’axer leurs innovations sur des procédés plus durables et respectueux de l’environnement.

Transformer la mobilité grâce aux énergies vertes 

Airbus, chef de file de la décarbonation de l’industrie, souhaite donc développer des avions n’émettant aucune émission de CO2 d’ici 2035. Pour cela, la société travaille sur le remplacement du kérosène par l’hydrogène. Il s’agit d’un carburant aéronautique prometteur pour une neutralité climatique. Ainsi, la gestion de cette énergie entraîne des changements au niveau des infrastructures dans les aéroports, notamment pour un ravitaillement quotidien et un stockage en grande quantité.

L’hydrogène peut réduire jusqu’à 50% des émissions de CO2 dans le secteur de l’aviation selon Airbus (4). Trois concepts, exposés le 21 septembre lors d’un événement numérique mettent en avant cet avenir. Un avion long courrier de configuration classique. Un avion à hélices pour des vols plus courts et enfin une “aile volante” (5). Étant plus volumique que le kérosène, le but est de trouver la meilleure configuration afin de stocker convenablement l’hydrogène. Le soutien financier des Gouvernements est donc primordial pour la Recherche et le Développement de ces concepts d’avions.

De plus, ce processus se duplique à tous les autres appareils tels que les hélicoptères, les bus, les satellites, les trains, les fusées… L’hydrogène, stocké de façon pérenne, est alors utilisé comme énergie pour faire fonctionner les appareils, au même titre que l’essence. En 2019, des collectivités et syndicats de transports ont annoncé des projets de mise en circulation et de mise en service des premiers bus à hydrogène entre 2020 et 2023. Pour 2023, la France a pour objectif en matière de mobilité hydrogénique de lancer 5 000 véhicules utilitaires légers, 200 véhicules lourds et 100 stations hydrogènes selon une étude de Sia Partners (6).

L’hydrogène est donc un vecteur au service de la maîtrise de la consommation des énergies et permet notamment de stocker l’électricité et de se déplacer plus proprement.

Sources : 

  1. Ademe : FICHE TECHNIQUE L’HYDROGÈNE DANS LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE (mars 2018) 
  1. Ademe : Décarbonation de l’industrie (mis à jour 18/09/2020) 
  1. Entreprise.gouv : TROIS APPELS À PROJETS POUR SOUTENIR LA DÉCARBONATION DE L’INDUSTRIE (10/09/2020)
  1. Airbus : Hydrogen : An important pathway to our zero-emission ambition (septembre 2020)
  1. Youtube : LIVE – Introducing #ZEROe (21/09/2020)
  1. Energy Lab by Sia Partners : LA FILIÈRE HYDROGÈNE ÉNERGIE EN FRANCE (Février 2020) 

Consultante Media pour BORDEAUX Business. Attentive au monde qui m’entoure, j’analyse avec grande attention mon environnement. Inspirée par le business local, je souhaite apporter une vision claire et précise de l’économie aux entrepreneurs de demain.

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